Diner-débat du Bloc Identitaire à Nîmes
Dimanche 10.05.2009Réunion dans le cadre de la campagne : Identité-Solidarité-Puissance : « Pour une Europe Indépendante »
Les identitaires du Languedoc ont apporté ce jeudi leur contribution à la campagne du Bloc Identitaire sur l’Europe sous la forme d’un diner-débat qui s’est déroulé à quelques centaines de mètres des arènes de Nîmes. Rappelons que durant le mois de mai, ce ne sont pas moins de dix réunions (conférences, réunions publiques ou diners-débats) qui se tiendront de Lille à Strasbourg et de Nice à Bordeaux …
C’est devant plus de trente convives, pour moitié de jeunes et moitié d’adultes que trois orateurs se succédèrent pour rappeler ou préciser la vision des identitaires sur la construction Européenne ; cela fut développé autour des trois grands thèmes qui fondent cette campagne nationale : l’identité, la solidarité, la puissance.
Erick Cavaglia, en tant que maître des lieux, entama la soirée ; après avoir planté le décor il se lança, sans l’appui d’aucune note, dans un exposé magistral, balayant l’histoire de la construction européenne, des origines (Plan Schumann, Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, Traité de Rome…) jusqu’à nos jours avec le traité de Maastricht, le traité constitutionnel, les traités de Nice et de Lisbonne, soulignant quels étaient les enjeux de l’Europe au sortir de la guerre, les changements d’orientation successifs et l’opposition récurrente entre les deux conceptions que sont, toujours aujourd’hui, l’option fédérale et l’option confédérale.
A sa suite, le jeune Olivier Pastre enfourchait le cheval de bataille des patries charnelles, privilégiant une Europe qui aurait pour fondement ses peuples, s’édifiant jusqu’au sommet selon le principe des poupées russes ; il développait également le principe de subsidiarité par lequel la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même, évitant en cela, l’édification d’usines à gaz couteuses, exercice dans lequel les eurocrates sont passés maîtres.
Pour clôturer la soirée, Jorgi Roumégas divisait son exposé « pour une Europe indépendante » en deux parties, la première intitulée « l’Europe une nécessité », la seconde « l’Europe une volonté », cette dernière reprenant les trois thèmes du mois européen du Bloc Identitaire à savoir :
-l'identité qui repose sur l’histoire avec les racines hélenno-chrétiennes et sur la géographie avec cette précision fondamentale, que le Bosphore sépare l’Europe de l’Asie et donc de la Turquie.
-la solidarité : solidarité entre les pays européens avec une première mesure qui consiste à rendre obligatoire l’adoption de l’Euro par tous les pays de l’U.E mais également, solidarité sociale faisant de l’Europe à travers un protectionnisme assumé, le véritable espace de la défense de nos emplois et de nos entreprises face à un capitalisme débridé et à l’attitude arrogante des Etats-Unis.
-la puissance : Jorgi Roumégas rappelait que l’Europe était la première puissance mondiale et que c’est l’Euro qui actuellement tient la tête hors de l’eau à de nombreux pays européens au premier rang desquels la France.
Dans le cadre de cette Europe-Puissance, il démontrait que l’Europe avait vocation à constituer un bloc politique et économique géo-centré, véritable pole de stabilité face aux autres blocs que forment ou que vont former l'Amérique, la Chine, l’Inde, les pays arabo-musulmans. Il poursuivait par un long développement sur les vicissitudes de la politique monétaire américaine depuis les accords de Bretton woods en 1944 jusqu’à la suppression de l’indice de mise en circulation des dollars par rapport à la valeur réelle des entreprises américaines. L’orateur terminait son exposé par une analyse en creux du projet constitutionnel avorté lors du référendum français projet pernicieusement anti-européen, parce qu’anti-identitaire.
En fin de soirée et avant de conclure, on passait à l’exercice obligé des questions réponses qui permettait, entre autres, de préciser que sur le plan du comportement, être identitaire c’est vivre chaque jour son enracinement. A la question de l’identité en milieu urbain et en particulier dans la région parisienne Jorgi Roumégas répondait que dans cette configuration, être identitaire c’était se réapproprier des parcelles de terrain où la solidarité est réelle et immédiate, c’était créer des zones libérées, c’était retrouver la culture populaire des quartiers, des métiers, les traditions du petit peuple dont nous sommes issus.
Quant à la position du Bloc Identitaire par rapport aux élections du 7 juin 2009, les organisateurs appelaient à battre sans discussion ceux pour lesquels l’Europe n’est qu’une des zones économiques mondiales à savoir l’UMP et le Parti Socialiste. Ils préconisaient le vote blanc puisqu’aucune autre liste ne défendait clairement les positions identitaires.
Un grand bravo à toute l’équipe du Languedoc pour son dévouement à l’occasion de cette soirée.

.jpg)


