Mobilisation identitaire lors des manifestations du 1er mai
Samedi 02.05.2009Unitaire pour la première fois depuis la guerre, le 1er mai 2009 a attiré davantage de manifestants que d’habitude même si les participants étaient moins nombreux que lors des mobilisations des 29 janvier et 19 mars derniers.
Suivant les sources, le nombre de manifestants allait 465 000 à 1,2 million, soit deux à trois fois moins que lors des deux mobilisations du début de l’année, mais cinq à dix fois plus qu’un 1er Mai normal.
« Il y a cinq à six fois plus de manifestants que lors d’un 1er Mai traditionnel », a confirmé le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, présent en tête du cortège parisien aux côtés des secrétaires généraux et présidents des sept autres organisations syndicales. « Il y aura d’autres manifestations. Il y a une tension. Le gouvernement doit prendre la mesure de ce qui se passe et le sentiment d’injustice que ressentent beaucoup de salariés », a promis quant à lui le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, appelant également le patronat à « accepter de discuter des salaires, du partage de la valeur ajoutée ».
Dans plusieurs villes de France, ce 1er Mai a été marqué par la présence de délégations identitaires. A Fougères (Haute Bretagne), le mouvement Jeune Bretagne s’est joint à la manifestation organisée, à l’appel d’une intersyndicale CFDT, CGC, CGT, FO, FSU,CFTC pour appeler à un « 1er mai identitaire, social et populaire » tout en mettant en avant « l’écologie ». Des thèmes ont été également mis en avant à Nice (Alpes-Maritimes) par le mouvement Nissa Rebela qui a manifesté dans les rues du centre-ville (photo). « Anti-mondial pro-local ! », « Pas de solidarité sans identité » ou encore « Les nôtres avant les autres » pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Une présence appelée assurément à se multiplier dans les années à venir.




