Ce qu’il faut savoir pour militer efficacement
Mardi 17.03.2009 - Par Julien LANGELLALe monde d’aujourd’hui est plus instable, les lignes de démarcations sont plus floues et l’ennemi est plus abstrait que celui d’hier. Auparavant, c’était le communisme qui menaçait l’Europe. Mais celui-ci est mort, écrasé par le capitalisme américain. L’islam fait une percée remarquée sur notre continent, l’immigration prend des allures de submersion et un « anti-racisme » dévoyé désarme mentalement les Européens pendant que le libre-échange uniformise les modes de vie, tire les conditions de travail du salarié français vers celles de l’ouvrier chinois et provoque des délocalisations en série. En France, paradoxalement, cette situation est accrue par un Etat-nounou ultra-centralisé qui a brisé les anciens mécanismes de solidarité spontanée (et qui commence à s’en mordre les doigts face à la crise) au profit d’une assistance publique qui diffuse ses tranquillisants dans le sang du peuple français pour maintenir la paix sociale.
Alors, au milieu d’un paysage aussi confus, que faut-il combattre en premier d’un point de vue identitaire ? Tout d’abord, il faut prendre conscience du lien logique qui existe entre le capitalisme mondialisé (financiarisé, déconnecté de l’économie réelle, qui fait primer l’actionnaire sur l’entrepreneur et le banquier sur le producteur) et l’immigration sauvage (incontrôlée et massive – qu’elle soit clandestine ou légale). Ce capitalisme (ou libéralisme économique), dont la devise est « laissez-faire, laissez-passer », prône l’abandon des frontières (donc la fin des nations) et la libre-circulation des biens, des capitaux et des hommes.
Mais le système économique mondial n’est pas le seul moteur de l’immigration du Sud vers le Nord. En France et ailleurs, l’immigration est encouragée par ceux qui font l’apologie des « sociétés multiculturelles » (souvent au nom d’un antiracisme perverti) et qui, pour cela, souhaitent la disparition de l’homogénéité ethnoculturelle des peuples (c’est-à-dire le fait que les habitants d’un pays aient une ethnie et une culture d’origine communes : par exemple, les Européens sont blancs et chrétiens, et les Africains sont noirs et animistes ou musulmans). Les peuples doivent se mélanger pour ne former plus qu’un, symbolisé par l’utopie du « citoyen du monde » (en Provence, on parlera d’idiot du village… global). Le capitalisme mondialisé et l’idéologie multiculturaliste sont alliés : ils se soutiennent et ont besoin l’un de l’autre (la multinationale Benetton et ses fameuses campagnes de pub, la droite d’affaires sarkozyste et son incessante apologie du « métissage », la théorie du nomadisme défendue par Jacques Attali, etc.) Des intellectuels français parlent alors de « libéralisme-libertaire ». En quelques sortes, le capitalisme du 21ème siècle a réalisé le rêve des communistes du 20ème siècle : l’Internationale.
Après avoir compris que l’immigration sauvage est causée par ceux qui ont ouvert les portes de l’Europe à la misère du Tiers-Monde, c’est-à-dire les gros bonnets du capitalisme mondialisé et les idéologues du multiculturalisme, on en déduit naturellement qu’au lieu de s’en prendre aux victimes de ce système d’esclavage moderne (les immigrés), on doit s’attaquer à ceux qui tirent les ficelles. Or, ces derniers ne sont forts que parce que nous sommes plongés dans l’ignorance de nos racines par la corruption mentale du monde moderne (invasion publicitaire, drogue, pornographie, jeux-vidéos, malbouffe, etc.) Par conséquent, notre position est sociale et identitaire. Ou plus précisément : sociale parce qu’identitaire.
En effet, qui dit « identité » dit « communauté » et qui dit « communauté » dit aussi « entraide » et « solidarité ». Prenons l’exemple des immigrés africains ou asiatiques : rares sont ceux qui vivent dans la rue alors que les Blancs représentent l’écrasante majorité des SDF. Cette situation est causée par la société de consommation (c'est-à-dire une société dans laquelle les plaisirs matériels comptent plus que tout le reste : les valeurs morales et religieuses, l’amour de son pays, l’honneur, la mémoire, le respect de la parole donnée, le respect de soi, etc.) qui corrompt les esprits et assèchent les cœurs des hommes en transformant ceux-ci en simples consommateurs interchangeables et robotisés,
programmés pour se soucier avant tout de leur petit confort bourgeois. Quant aux laissés-pour-compte, l’Etat-Providence évoqué plus haut (« l’Etat-nounou ultra-centralisé ») prétend les prendre en charge par le biais d’aides sociales diverses.
Alors le français moyen, persuadé que « les-services-sociaux-sont-là-pour-ça », délaisse ses frères et évite leur regard s’il a le malheur de croiser un des siens sur le trottoir. Or, les immigrés venus de pays encore très traditionnalistes ont amené cette culture avec eux et sont, de facto, moins sensibles à ce cancer qui ronge l’Occidental.
L’Etat-Providence prétend intervenir dans la société pour corriger les dérives du capitalisme débridé. Mais en réalité, en se substituant aux réseaux d’entraide et de solidarité historiques (la famille, la paroisse, le quartier, le village, le métier, l’immeuble, etc.), il achève le travail commencé par ce capitalisme.
Toutefois, il ne s’agit pas pour autant de cantonner l’Etat à ses seules tâches régaliennes définies selon les intellectuels libéraux par la défense et la sécurité : l’Etat démocratique, qui a endossé le rôle du bon père de famille assumé sous l’Ancien Régime par les rois, doit apporter réconfort aux plus miséreux. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des réseaux de solidarité évoqués précédemment. Car un peuple animé par des réseaux d’entraide spontanée sera toujours plus à l’abri de la misère et de l’isolement que ce que pourrait lui apporter le plus prévenant des pouvoirs publics dont la générosité peut produire de dangereux effets secondaires (par exemple, en créant une accoutumance malsaine à l’inactivité ou en découvrant son incapacité à apporter du pain à tous lorsqu’une crise majeure arrive).
Puisqu’il n’y a pas de communauté (donc de solidarité) sans identité, la mission essentielle du militant identitaire est de partir avec ses camarades à la redécouverte de son identité (gastronomique, culturelle, artistique, architecturale, linguistique, etc.) En effet, une fois que l’on a pris conscience que cette identité, semblable à un joyau scintillant de mille feux, est fragile et n’appartient qu’à nous, on se sent faire partie d’un même « clan » dont la mission est de préserver et de chérir cette identité menacée. Car il ne sert à rien de contester la menace que fait peser l’immigration sur notre identité si l’on est incapable de définir celle-ci et de la vivre au quotidien.
Notre combat est celui des valeurs, il est celui de l’Esprit contre la Matière et de la droiture contre l’avachissement. Le militant identitaire doit faire sienne la fabuleuse dualité de la mission des Templiers au 12ème siècle, mise en lumière par saint Bernard de Clairvaux dans Éloge de la Nouvelle Milice (1129) :
Il n’est pas assez rare de voir des hommes combattre un ennemi corporel avec les seules forces du corps pour que je m’en étonne ; d’un autre côté, faire la guerre au vice et au démon avec les seules forces de l’âme, ce n’est pas non plus quelque chose d’aussi extraordinaire que louable, le monde est plein de moines qui livrent ces combats ; mais ce qui, pour moi, est aussi admirable qu’évidemment rare, c’est de voir les deux choses réunies.
Résumons, face aux ravages du capitalisme mondialisé (dont l’immigration sauvage qui entraîne tensions communautaires, violences, concurrence salariale défavorable aux autochtones, explosion des dépenses sociales, substitution de population et génocide culturel des populations de souche, etc.) et de sa caution morale, le multiculturalisme et le nouveau fascisme intellectuel représenté par l’idéologie du « métissage », il faut opposer une résistance sociale et identitaire car l’uniformisation mondiale ne vise pas seulement nos habitudes culturelles et nos traditions enracinées mais aussi notre mode de vie et nos acquis sociaux tout entiers. Parce que nous ne voulons pas de cette mondialisation qui nous fera manger comme des Américains et travailler comme des Chinois en attendant de prier comme des musulmans (et de finir comme les Indiens d’Amérique) : parce que nous menons un combat pour rester différents.



