Qu’est-ce qu’être français ?
Mercredi 28/01/2009Fabrice Robert répond à cette question dans un dossier proposé par la revue Flash du 28 janvier 2009.
Telle est la question posée dans son numéro 6, daté du 28 janvier, par le bimensuel « Flash » en un dossier qui réunit plus d’une vingtaine de contributions apportant presque toutes une réponse différente.
Qu’est-ce qu’être français ? Il y a ceux, comme Pierre Vial, président de l’association Terre et Peuple, qui font la distinction entre « Français légal et Français réel », ce dernier étant défini par sa fidélité aux « trois impératifs qui fondent toute identité » : celui de l’ethnie, celui de la volonté, celui de la culture. Il y a ceux qui, comme Fabrice Robert, président du Bloc identitaire, estiment qu’« être français, c’est être relié à trois niveaux d’identité : identité régionale (charnelle), nationale (historique) et européenne (civilisationnelle) ». Et il y a aussi ceux qui, comme le journaliste Pierre Le Vigan, expliquent que « c’est partager un passé commun et avoir un horizon commun » et qu’« être français aujourd’hui, cela veut dire devenir Européen ». Sans omettre Christian Bouchet, directeur de la revue « Résistance », qui se singularise en assénant qu’« être français, c’est ne pas être américain », et qu’il existe des Français, « de souche ou de branche, qui ne sont Français que de papier et qui dans la réalité sont des… Américains ». « A une époque où l’on vit de plus en plus comme partout ailleurs, c’est-à-dire sous l’exclusif horizon de l’idéologie de la marchandise, écrit le philosophe Alain de Benoist, j’ai bien l’impression que plus personne n’est plus capable de répondre. »
Tous essayent pourtant, dont Bruno Larebière, rédacteur en chef du “Choc du mois“, qui, rejoignant sur ce dernier point Alain de Benoist – « Qu’est-ce qu’être français ? Quand on vient à se poser la question, c’est que l’on ne peut plus y répondre » – cite François Mitterrand qui avait répondu à distance à De Gaulle que lui ne se faisait pas « une certaine idée de la France », car lui la vivait… « C’est une illusion médiatique, poursuit Bruno Larebière, que de croire que la grande majorité des Français se demande qui ils sont. Ils sont pour la plupart ce que leurs parents, et leurs grands-parents, et leurs arrière-grands-parents ont été. Le problème, c’est qu’ils n’en ont pas conscience […] C’est et ce sera tout le sens du combat identitaire, qui me paraît être celui du nouveau siècle, de ramener cette identité à l’état de conscience. Et face à l’antiracisme destructeur des identités qui est bien, comme l’a écrit Finkielkraut, le nouveau communisme, c’est-à-dire le nouveau totalitarisme, cela passera par l’organisation d’une résistance, celle des FFI du XXIe siècle : les Forces françaises identitaires. »
Qu’est-ce qu’être français ? « Si je vivais à l’autre bout du monde, écrit Eric Letty, rédacteur en chef de “Monde et Vie“, comblé de toutes les bénédictions de la fortune, je serais toujours un Français. » Quelque chose donc comme une évidence, un héritage que l’on se transmet et sur le sens duquel, jusqu’à peu, on ne se posait pas de question…
Voici la réponse de Fabrice Robert.
Être français, c’est être relié à trois niveaux d'identités
Avant toute chose, il convient de savoir ce qu’est la France : un fait institutionnel associé à une idéologie, ou bien une réalité charnelle et historique ? Pour ma part, je considère qu’il ne suffit pas de déclarer son attachement aux droits de l’homme et aux valeurs républicaines pour devenir français. La France n’est pas une « idée ». C’est une réalité charnelle qui renvoie à une histoire (avec l’acceptation d’un passé commun), à un héritage culturel et religieux, mais aussi à des traditions populaires spécifiques.
Certes, la France a connu des évolutions tout au long de son histoire, dues notamment à certains mouvements migratoires. Mais ce qui se produit depuis plusieurs décennies, à cause de l’immigration-invasion, est d’un tout autre ordre. C’est la substance de la France qui est en train de changer. Face à cette situation, il est important de trouver des signes d’identification, qui sont autant de signes de distinction entre ceux qui se veulent français, et ceux qui se savent français.
Être français, c’est être relié à trois niveaux d'identités : identité régionale (identité charnelle), nationale (identité historique) et européenne (identité civilisationnelle). De sorte qu’au Maghrébin considéré comme français, il manquera toujours deux des trois composantes de notre identité pour l’être réellement.
Être français, c’est aussi se rattacher à une tradition, qui relie les hommes d’un même peuple grâce à des habitudes et des rites coutumiers (des référents évidents), tout en les amenant à vouloir partager un destin commun. Les siffleurs de La Marseillaise ont-ils réellement envie de partager un destin commun avec nous ?
Fabrice Robert
Président du Bloc identitaire
www.bloc-identitaire.com
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