Les « people » contre le peuple !
Lundi 09/02/2009 - Par Erwan LE GWENNPA, pour toute une génération, c’était « Nulle Part Ailleurs », une émission de Canal Plus. L’émission voulait révolutionner le paysage audiovisuel français et elle finit par ravir les bobos. A croire que ces initiales sont porteuses d’une destinée puisque aujourd’hui elles récidivent.
NPA. Ce sont donc les initiales du Nouveau Parti Anticapitaliste, la nouvelle boutique du chouchou des médias, Olivier Besancenot. Lui aussi veut révolutionner le paysage politique français et finira, en duo peut-être avec Hamon Benoit, pas Marcel, par pousser la chansonnette pour séduire les bobos.
Cette épine plantée dans le pied de la gauche apparaît aujourd’hui comme une des preuves, s’il en fallait, de la peopolisation du politique.
Aujourd’hui en effet, les partis n’ont plus d’idées mais ils ont des peoples. A tel point que ministres, hommes et femmes politiques font désormais plus les « Unes » de la presse à potins que des journaux économiques et des quotidiens. En fait, on ne fait plus de la politique, on ne gouverne plus, on communique, on vend du vent !
L’Ump n’est pas en reste. Nicolas Sarkozy a ouvert le bal. Les Verts et leur médiatique Cohn Bendit ont embrayé. Au Modem, c’est Jean François Kahn qui vient désormais détrôner une députée active pour s’octroyer, à Strasbourg, un complément de retraite.
Là, où les peoples ne sont pas non plus en reste, c’est aussi dans les causes naturellement « justes » et politiquement correctes. Là, ils sont légions à venir se faire un « plan média » pas cher auprès des sans papiers, des mal logés avant de regagner leurs intérieurs cossus et de sabler le champagne sur leur acte d’engagement forcément courageux.
Hérauts du bon sentiment et passionarias communicantes travaillent aujourd’hui pour la même matrice. Protégés qu’ils sont par leur statut et ses confortables dividendes, ils ne sont pas rebelles. Porte-voix d’un antiracisme mythifié, ils jouent aussi contre un peuple dont ils ne partagent, même virtuellement, aucune des difficultés. Pauvreté, emploi, insécurité, ils ne connaissent pas !
Voilà pourquoi, dans une monde en mutation comme aujourd’hui, il faut faire tomber ces idoles médiatiques. Complices et copains, leurs intérêts sont à milles lieux du combat identitaire et social.
Voilà pourquoi, chaque fois que l’une d’elle trébuchera, il conviendra, d’une façon nietzschéenne, de l’aider à tomber en souhaitant qu’elle entraine avec elle, un pan de plus d’une société vide de sens qui n’est pas la nôtre.
Leur chute est bien un signe de renouveau !
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