La route est longue
Mardi 30/12/2008 - Par Pierre CHATOVUne nouvelle année s’est écoulée.
Un pas de plus vers le gouffre ou une étape supplémentaire vers le sursaut, selon que l’on soit d’un tempérament pessimiste ou optimiste.
Il est ardu de trancher d’ailleurs. Bien sûr les éléments étayant la première thèse sont plus nombreux et gigantesques. Catastrophes écologiques, explosion migratoire, débâcle éducative, acculturation généralisée, violence endémique, farce sarkosysto-people, vulgarité triomphante et culte névrotique de l’argent… Difficile, sans une foi inébranlable, de ne pas se décourager face à la gravité de la situation, face à une déroute si totale et si passivement acceptée par tant de nos compatriotes qui ne semblent pas entendre les sanglots accusateurs et déchirants des aïeux trahis.
Mais cette foi, sans faille malgré les nuages d’accablement qui parfois la traverse, nous l’avons, et celle-ci se nourrit fort heureusement de quelques lueurs bien concrètes, qui paraîtront dérisoires aux cyniques mais sont pour nous des phares immenses et décisifs car porteurs de l’exemplarité qui suscite vocations et engagements.
Saluons notamment ici le travail remarquable de la Vlaams Huis et de ses animateurs qui incarnent si efficacement l’alternative communautaire au monde bourgeois déshumanisé.
Applaudissons également la fougue et la ténacité des animateurs de Radio Bandiera Nera, la voix de la révolte et du non-conformisme à travers le monde.
Soulignons avec enthousiasme la collaboration, riche de perspectives, des identitaires européens et africains, symbolisée notamment par la rencontre de Fabrice Robert et d’Emile Bomba.
Rendons hommage au courage et à la constance de Philippe face aux persécutions judiciaires et espérons qu’il continue, face au matraquage financier, à bénéficier des aides et soutiens indispensables.
Pensons enfin à tous ceux, du lycéen qui sème des autocollants sur le chemin de son bahut au retraité qui signe un chèque pour le CEPE ou Solidarité Kosovo, qui oeuvrent, chacun à leur niveau, pour tenter d’offrir à nos enfants un avenir qui ne soit pas celui de clones consommateurs et drogués, esclaves des aléas de Wall Street et des expériences de Monsanto, avenir sinistre et implacable que leur concocte avec gourmandise a ploutocratie mondialiste.
Et, à l’aube de cette nouvelle année de lutte, souvenons-nous que nous en faisons, tous, moins que ce que nous pourrions, et devrions, faire, et que chaque instant de la vie d’un militant doit être une remise en question doublée d’une tension vers l’idéal, si lointain soit-il.
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