Articles

Jeune Europe

Mardi 23/12/2008 - Par Philippe VARDON

Ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais démontré une grande germanophilie. N’allez pas croire non plus que je témoigne à l’égard des peuplades d’outre-Rhin une « haine du boch » héritée des nationalistes du début du XXe siècle et du maître de Martigues, je ressens simplement une sorte « d’éloignement bienveillant » à l’encontre de mes compatriotes* germains. « Latin, trop latin » certainement…

Néanmoins, depuis le 29 septembre dernier je regrette (et c’est bien la première fois !) de ne pas avoir poursuivi cette tentative d’apprentissage de la langue de Goethe avortée en classe de seconde. En effet, le 29 septembre dernier, le FPÖ autrichien réalisait le score de 18% lors des élections législatives. Nous découvrions alors un jeune (39 ans) et dynamique leader en la personne de Hans-Christian Strache. Au-delà de la barrière de la langue, voyant Strache arborait un brojanitsa au poignet pour afficher son soutien au peuple serbe, je comprenais que nous nous battions clairement du même côté de la barricade.

Au-delà de cet excellent score de 18%, c’est surtout le résultat auprès de la jeunesse qu’il faut souligner : le FPÖ arrive en tête chez les moins de 25 ans et rassemble même 40% des 16-18 ans !

À notre petite échelle et avec la courte expérience électorale qui est la nôtre, je ne peux m’empêcher de penser aux résultats des élections municipales niçoises. Selon le sondage publié quelques jours avant le scrutin par le Figaro (sondage s’avérant parfaitement exact dans ses prévisions) nous rassemblions 10 % des électeurs de moins de 25 ans***. Et au vu de la physionomie politique de la jeunesse niçoise, je suis prêt à parier que ce résultat aurait encore été bien supérieur si – comme en Autriche – les 16-18 ans pouvaient voter. Les scrutins des années à venir me diront si je me trompe.

En septembre dernier, participant au grand rassemblement de la Lega Nord à Venise, j’ai aussi pu constater la jeunesse des rangs padans. Les chants et slogans des militants du Movimento Giovani Padani rythmaient la journée, et pas uniquement devant la tribune où se relayaient les responsables de la Lega mais dans tous les bars et restaurants de Venise. Il n’était d’ailleurs pas rare que les serveurs de ces établissements aient revêtu la traditionnelle chemise verte des partisans d’Umberto Bossi ! Enfin, la présence féminine était très importante et on comptait de nombreux couples dans la trentaine (souvent avec leurs enfants) parmi les participants. Selon un raisonnement profondément archéofuturiste, les leghistes assureraient-ils leur pérennité politique par la démographie ? Un exemple à méditer.

Si nous regardons du côté de la Flandre, là-bas aussi les forces identitaires – à travers le Vlaams Belang bien entendu, mais aussi les très nombreuses associations culturelles, le scoutisme ou l’importante implantation des syndicats étudiants – représentent le courant politique majeur parmi la jeunesse.

Et puis il y a la France… Cette France où malgré l’omerta médiatique, les pressions sociales, le totalitarisme idéologique (presse, parents, profs…) et – bien sûr – les persécutions judiciaires ; cette France où malgré tout cela des flambeaux sont allumés dans toutes nos provinces. Des flambeaux au sens propre comme figuré d’ailleurs, car si l’on compte bien ce sont finalement chaque année plusieurs centaines de jeunes cœurs, rebelles mais fidèles, qui allument des torches et traversent leur ville pour honorer leurs héros et (très souvent, qui a dit que les jeunes identitaires étaient d’affreux machos virilistes ?) leurs héroïnes. Ils se rappellent et honorent ainsi Sainte Geneviève à Paris, Catherine Ségurane à Nice, Jeanne d’Arc à Rouen ou tout récemment la Vierge à Lyon. Ces flambeaux allumés durent bien plus longtemps que ce que l’on croit, leur flamme n’est pas de celle qui s’éteint au premier coup de vent. Elle brûle au plus profond des cœurs, des tripes, des âmes des jeunes identitaires. Elle brille dans leurs yeux. Et comme les autocollants, les affiches ou les tags qui s’affichent sur nos murs pour réveiller nos compatriotes, ces flambeaux viennent apporter la lumière et la joie dans ce monde de ténèbres et de renoncement(s).

En Provence, on manifeste contre la ligne LGV. En Alsace, on redonne un sens au mot communauté en fêtant Noël ensemble. À Genève, on se mobiliser aux côtés des habitants d’un quartier que les autorités semblent avoir abandonné à la violence des clandestins. À Bordeaux, on inaugure un nouveau local, véritable zone libre. À Paris, on perturbe par la dérision et l’humour la bonne conscience des collaborateurs du nouvel esclavagisme que sont les militants du RESF. À Lyon, on lutte pour la rénovation des monuments historiques.  À Tours, on se rassemble pour se former et se forger ensemble les armes intellectuelles et morales permettant d’affronter les tempêtes à venir. Et dans nos vieilles Alpes, on peaufine les derniers préparatifs d’un voyage au Kosovo.

Au-delà de cette dimension militante, on voit petit à petit émerger une jeune garde intellectuelle et littéraire dont on sent les premiers frémissements sur le Blog Identitaire, sur Novopress ou dans les pages d’IDm Mgazine. Nul doute que certaines de ses plumes trouveront dans les années à venir une place de choix dans nos bibliothèques.

Oui, notre pensée et notre discours, nos méthodes et notre stratégie, sont en phase avec l’époque et trouvent écho parmi notre jeunesse. Les militants de Jeune Bretagne ont certainement vu juste en se désignant comme « la génération identitaire ».

Le chemin est long, les pièges seront encore nombreux. Mais n’oubliez pas : aujourd’hui est en viager, demain nous appartient.

Philippe VARDON

* Considérant l’Europe comme notre grande patrie commune.
** http://www.solidarite-kosovo.org/fr/boutique/2/Brojanitsa-bracelet-traditionnel-serbe
*** Faisant donc de nous la seconde force « à droite », derrière le sarkoziste Estrosi, et réalisant un score supérieur chez les moins de 25 ans aux résultats cumulés du maire sortant Jacques Peyrat et du FN.
 

Actualités récentes

Nous contacter

Vous désirez obtenir une information d'ordre général ? Donner un peu de votre temps libre ? Offrir une aide matérielle ? Nous soutenir financièrement ? Rencontrer un cadre ou poser une question à la direction ?

Nous écrire

Bloc Identitaire
BP 13
06301 Nice Cedex 04 - France
Email : contact@bloc-identitaire.com

Nous rencontrer

Rencontrer un cadre

À propos

Le Bloc Identitaire - Mouvement Social Européen est né de la rencontre de militants issus de parcours politiques divers mais partageant tous le même rejet du système dominant.