Meeting devant le siège du MEDEF
Samedi 31.05.2008 - Par Fabrice ROBERTDiscours de Fabrice ROBERT lors du meeting devant le siège du MEDEF (31 mai 2008)
Camarades !
Nous sommes ce soir dans la rue parce les petits chiens de garde du Système ont aboyé fort en apprenant que les affreux Identitaires que nous sommes allaient troubler la quiétude de leur si joli quartier ! Pensez-donc : on y trouve plusieurs ministères, l'Assemblée nationale, le siège de l'UNESCO, de nombreuses ambassades sans oublier le très républicain Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris) d’où sortent nombre de ceux qui nous gouvernent !
C’est ainsi que les valeureux résistants, regroupés dans un héroïque comité des habitants antifascistes du 7e arr. sont venus faire du bruit en agitant leurs bijoux et en dressant leur petit poing. Et le directeur de la salle où notre réunion devait se tenir, suite aux menaces qu’il a reçu, a préféré jeter l’éponge et se coucher devant ces caniches.
Mais nous sommes quand même là !
Nous sommes ce soir dans la rue parce que cette rue, c’est notre rue, parce que cette ville, c’est notre ville, parce ce pays, c’est notre pays, c’est la terre de nos ancêtres ! Et que personne ne nous en privera !
Nous sommes ce soir dans la rue parce qu’on ne nous fera jamais taire !
Nous sommes ce soir dans la rue mais pas n'importe où. Devant le siège du MEDEF qui symbolise le grand patronat complice des syndicats face à l’invasion et au mouvement de régularisation des clandestins. Finalement, il n'y avait d'autre lieu possible pour tenir notre meeting sur la question sociale et sur la défense des nôtres avant les autres.
Nous sommes ce soir dans la rue parce, comme l’ont chanté nos pères avant nous, « la rue appartient à celui qui y descend ». Et ce soir, une fois de plus, la rue nous appartient.
Introduction
Ce à quoi nous assistons actuellement en France, ce n’est pas la baisse du pouvoir d’achat mais une des conséquences majeures de la mondialisation : nous assistons à la tiers-mondisation de l’Europe.
En effet, la question du pouvoir d’achat est une question de peuple riche. Voir monter ou baisser son pouvoir d’achat, c’est prendre du grade ou en perdre dans la société de consommation.
La question du pouvoir d’achat ne se pose pas dans la plupart des pays du tiers-monde. On s’y pose qu’une seule question, celle que se posaient nos ancêtres il y a encore 150 ans : aura-t-on assez à manger ?
Cette baisse du pouvoir d’achat est de deux ordres. D’abord, elle ne permet plus dans certaines familles d’avoir trois portables et de changer la deuxième télévision. Elle ne permet plus de partir en vacance en Crète ou en Tasmanie.
Dans d’autres familles, elle ne fait pas mourir de faim mais contraint de se nourrir avec les produits de l’agro-alimentaire bas de gamme, de qualité nutritive parfois médiocre. On touche là à la vitalité biologique.
Mais, quelqu’en soient les conséquences, cette baisse du pouvoir d’achat est due à la mondialisation, à la tiers-mondisation… et aussi à la puissance des groupes de la grande distribution en France qui exploitent les deux bouts de la chaine : clients et fournisseurs.
I – Mondialisation = tiers-mondisation
1 – La mondialisation n’est pas une entité diabolique. Elle n’est pas née dans le cerveau de quelques sages au fond d’une cave. Elle est la conséquence de l’action de l’homme blanc sur le monde. C’est lui qui a conquis le monde, raccourci les distances, permis de transporter toujours plus et toujours plus vite.
C’est lui qui a créé les techniques : de la charrue gauloise à la carte à puce française, de la grue romaine aux Twins Towers de New-York, de l’aéropostale au réseau Internet. Oui, le génie de l’homme blanc a permis le développement de la mondialisation.
2 – La mondialisation sécrète son idéologie : le mondialisme
Le mondialisme, c’est la fin des nations, des frontières, des peuples. C’est la fin de la diversité – et donc des identités – qui font la richesse de l’humanité. Le mondialisme, c’est le règne du citoyen du monde sans mémoire et sans racines. C’est aussi le règne de l’homme transformé en pion du marché mondial.
a) Le mondialisme, produit de la matrice révolutionnaire et républicaine. Avec en toile de fond, une idéologie égalitariste et universaliste qui cherche à gommer les différences entre les hommes ainsi que toutes les solidarités naturelles qui les protégeaient pourtant depuis des siècles. Le résultat de cette politique d’ « émancipation » ? c’est l’individu qui se retrouve ainsi seul et démuni face à l’Etat.
b) Le mondialisme et ses avatars : antiracisme, intégrationnisme… Il n’y a plus de peuples mais uniquement les droits de l’homme ou plutôt l’homme métissé érigé en modèle de société. On passe ainsi du STO au SMO, du Service du Travail Obligatoire à la Société du Métissage Obligatoire. Chaque époque à ses collabos, actifs ou passifs.
3 – La tiers-mondisation de l’Europe accompagne son avachissement moral
a) C’est parce qu’ils ne sont plus des peuples de lutte que les Européens sont devenus des peuples de jouissance puis des peuples de faiblesse. Ceci s’explique en partie par l’épuisement mental et biologique de deux guerres mondiales effroyables, deux guerres perdues pour les européens.
b) L’égoïsme bourgeois du XIXème siècle et le narcissisme de la jeunitude se sont rejoints pour fabriquer la société contemporaine. On y loue d’autant plus la solidarité et la jeunesse qu’on y vit seul et en faisant de moins en moins d’enfants.
c) A cela s’ajoute, l’éducation et le lavage de cerveau permanent qui entrainent chez ceux qui ne disposent pas d’anticorps identitaire une haine de soi qui, individuellement, relève de la psychiatrie, et collectivement du génocide « doux ». Si la France était un enfant, ce serait un enfant à qui on aurait appris à l’âge de 5 ans, « tu es un imbécile, tais-toi » ; à l’âge de 7 ans, « excuse-toi » tout le temps ; à l’âge de 15 ans, « tu es laid ». Comment s’étonner qu’à 18, il se suicide ou choisisse l’oubli hédoniste ?
4 – La question sociale n’est pas une question de salaire ou une question de travail. Elle est la question de « l’être » et du « vouloir être ». Elle est la question de l’altérité et de la lutte. Elle est la question de l’identité. Car sans cette question identitaire, pourquoi, en effet, ne pas accepter de laisser son emploi à un ouvrier indien ? de partir gagner 300 euros en Inde ? pourquoi ne pas accepter que des prolétaires africains soient exploités pendant que certains de notre peuple se retrouvent à la rue, obligés de quémander pour ne pas crever de faim.
II – Nous entrons dans les temps incertains et difficiles
1 – La fin de l’après-guerre. La fin de l’après-tout. L’ère des anniversaires sans fin. En terme journalistique, le marronnier éternel : 8 mai 45, 11 novembre 18, 40 ans de mai 68, 10 mai 81… On peut aussi bien imaginer le journal télévisé de 2060 annonçant la disparition du dernier soixantuidard…
Simulacre permanent des révoltes chez les jeunes. Des jeunes qui ne remettent pas en cause les fondements du système et qui n’ont qu’un idéal : jouir toujours plus, accumuler les biens matériels.
Assis sur un champ de ruine, l’homme européen ne semble plus rêver de redressement, de puissance et de grandeur.
2 – Les temps de l’étouffement
C’est celui que nous vivons. Tout est agression pour la personne saine. Agressions mentales, psychologiques, sociales, ethniques… On pourrait égrener des heures durant. Il suffit de regarder les journaux télévisés. Ce sont les temps de l’inversion. Ce qui est pur est sali, ce qui est ignoble est dit bon.
III - La réponse identitaire
1 – Ce n’est pas une formule magique. C’est un empirisme. C’est la réponse de l’heure.
D’abord, face à l’étouffement : retrouver de l’oxygène.
a) zones de liberté : comme ce meeting, comme la convention, comme la Vlaams Huis, comme la Maioun, comme les distributions de soupe identitaire et comme toutes les initiatives dans le domaine associatif qui permettent un véritable enracinement local…
b) offensives contre les fossoyeurs de notre civilisation, contre ceux qui insultent les Français, les Européens, les blancs ; contre la racaille qu’elle soit en costard ou en jogging. Opérations de lobbying (sniper, marche des indigènes…), actions de sensibilisation (CESF, nouveaux négriers/JI, Cercles du bruit, etc.), élections… Chaque petite victoire représente une reconquête partielle de notre territoire et de nos libertés
c) constituer le mouvement identitaire. Attirer à nous les éléments les plus sains de notre peuple. Nous devons aujourd’hui structurer, fédérer les hommes, les projets et les compétences. Chacun peut agir à son niveau en fonction de ses compétences et de ses disponibilités. Il n’y a plus aucune excuse à l’inaction.
2 – La réponse identitaire, c’est face à l’individualisme, au Moi-Roi, au Bobo-Roi (comme Ubu roi), c’est la communauté. Non le communautarisme qui n’est qu’un de ces isme supplémentaire dont les journaleux républicains ne sont pas avares, mais la communauté, c'est-à-dire la cité sans l’Etat, le peuple sans la nation, mais la réalité charnelle, la réalité féconde, celle sur laquelle un jour on pourra, comme les Irlandais au début du XXème siècle, retrouver un Etat, c'est-à-dire une souveraineté, une nation, c'est-à-dire des frontières, et donc une géographie.
Cette communauté n’est pas la secte des bisounours où il ferait bon se retrouver entre soi pour oublier le monde extérieur. La communauté, c’est le rassemblement de milliers d’hommes et de femmes, différents parfois, mais possédant en commun une identité, avec peut-être des formes antagonistes de la décliner, mais une identité commune : celle des peuples d’Europe.
La communauté est donc beaucoup plus qu’un parti politique. Le parti est une de ses expressions, une de ses vitrines, il peut même être son moteur, mais en aucune manière il n’en est l’alpha et l’omega.
Je dirai même que des milliers de Français appartiennent même à notre communauté sans le savoir : tous ceux qui pratiquent leur langue régionale, qui animent des associations de danses populaires, même s’ils votent pour la LCR ou l’UMP, sont plus proches de nous qu’un électeur de Sarkozy qui écoute du rap et vit comme une racaille qu’il prétend rejeter.
Tout notre travail est de mettre en relation, en harmonie, en adéquation… notre mouvement identitaire et tous ceux qui pratiquent l’identité sans pour autant en avoir saisi les implications politiques et historiques.
Nous savons que nous sommes à la fois dans le réel et dans l’utopie dynamique. Dans le réel, car nos analyses sont porteuses d’espoir, dans l’utopie dynamique comme toute force du mythe européen. L’utopie dynamique, ce n’est pas le rêve, c’est la marche vers la réalisation de ce qui ne demande qu’à naitre pour peu que les hommes fécondent l’espoir.
Cet espoir nous est permis. D’abord, par nous même : en seulement six ans d’existence, le mouvement identitaire s’est affirmée comme la seule force nouvelle. On peut nous haïr, nous jalouser ou nous aimer, il n’existe pas d’autre force neuve que nous. Nous sommes critiquables sur bien des points. Notamment celui de ne pas être parfaits, de ne pas être riches, de ne pas être 100 000, de ne pas avoir gagné la mairie de Nice pour notre première élection.
Mais une chose est sûre : qu’on se dise « identitaire », parfois sans avoir bien compris tout ce que cela impliquait mais parce que c’est la mode, ou se positionner contre le mouvement identitaire, nous ne laissons personne indifférents.
Et cela, nous ne le devons qu’à nous, qu’à tous les militants du Bloc ou des Jeunesses Identitaires qui, depuis six ans, ont su innover, surprendre, et surtout s’impliquer dans le concret.
L’autre raison d’espérer est l’exemple de la Ligue du Nord. La Ligue est un de nos modèles. Aujourd’hui, la Ligue est au gouvernement italien. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Elle a commencé il y a plus de 20 ans, tout petit groupuscule provincial. Elle a su grandir, elle a su surtout offrir un mythe : la Padanie. Que la Padanie n’existe pas n’a aucune importance à partir du moment où des milliers de militants en chemise verte ont décidé que la Padanie vivait dans leur cœur. Dans un article paru dans Le Monde et consacré à la "Longévité de la Ligue du Nord", l'auteur met en avant quelques éléments qui permettent de comprendre les succès de la Lega. Ces mots sont : Présence sociale, visibilité, jeunesse, implantation locale, réseaux d'élus locaux.
La Ligue du Nord a su faire la synthèse du mouvement populaire ouvrier et du mouvement populaire des petits producteurs. Les analystes parlent de nouveau syncrétisme social et de convergences qui préfigurent une sorte d'« alliance des producteurs ». Cette alliance entre patrons et ouvriers face aux menaces de la mondialisation apparaît bien éloignée de la collusion à laquelle nous assistons aujourd’hui en France entre patrons et syndicats face à l’invasion et au mouvement de régularisation des clandestins. Mais elle nous donne néanmoins des raisons d’espérer.
Certes, nous sommes loin de tout cela. Ne serait-ce que parce que l’Italie n’est pas la France et que chez nous ce que l’on appelle la droite n’a de droite que le nom. Mais la Ligue nous montre que là où il y a une volonté, au bout de nombreuses années de travail, le chemin est parcouru.
Conclusion
Le mouvement identitaire est un mouvement indépendant. Il n’a pas vocation à prendre la place du Front national mais à prendre sa propre place qui est, nous le croyons, bien plus large, bien plus prometteuse et surtout indispensable pour l’avenir que celle d’un mouvement populiste du XXème siècle.
Le mouvement identitaire est un mouvement social non parce que nous mettons le social avant l’identité ou après ou à côté, mais parce que pour nous le social est une partie intégrante de l’identité française et européenne. Le social ne concerne pas uniquement les conditions de vie matérielle de notre peuple mais l’organisation même de notre peuple.
Organisation de défense, d’abord, au sein de notre communauté, et donc d’entraide, de solidarité. En défendant notre peuple contre les excès du libéralisme, nous sommes ceux qui aidons les nôtres avant les autres (soupe identitaire, maisons de quartier, solidarité kosovo, etc.)
Organisation, ensuite, le jour où nous aurons retrouvé notre souveraineté, notre Etat, notre nation, au sein même de notre peuple, c'est-à-dire société hiérarchisée, où on ne connaitra plus l’individu mais la personne, c'est-à-dire l’être déterminé par ses racines, par sa famille et par son destin propre, et, fort de cette base, pouvant alors seulement prétendre à l’universel.
Cet avenir identitaire, nous le construisons chaque jour, brique par brique, de petites victoires en petites victoires. Avec peu de moyens aujourd’hui mais avec une foi inébranlable dans le bien-fondé de notre combat. Ceux qui pensent que l’on pourrait faire mieux et plus vite ont raison, mais ils ont tort de ne pas nous avoir encore rejoint.
Nous nous battons aujourd’hui pour l’Identité et pour l’Europe. Mais surtout pour assurer un avenir à nos enfants. Et ça, ne l’oubliez jamais !



