Obama, fin de la sidération
Mardi 18.11.2008 - Par François DANCOURTL'Obamania qui a déferlé en 2008 sur le globe connaîtra en 2009 un reflux. Le processus de sidération des masses va se fracasser au contact du réel. Les Européens qui « votaient » pour Obama le pacifiste, l'homme du retrait en Irak, vont découvrir l'Obama partisan de la guerre à outrance en Aghanistan. Obama ou Bush, un président des Etats-Unis d'Amérique est toujours un président des pipe-line… Les Africains qui s'identifiaient à un candidat « noir » vont se rendre compte que les E-U ne changeront pas leur politique en Afrique et que leur créditeur chinois continuera d'investir, de piller et d'exploiter le continent comme aucune métropole européenne ne l'a jamais fait du temps des colonies. L'altermondialiste pro-palestinien est, lui, déjà stupéfait que le gentil Obama ait pu choisir comme proche conseiller un sioniste pur jus. Les ultra-libéraux européens découvrent qu'Obama le « gauchiste » démocrate entend penser d'abord à protéger l'Amérique des conséquences de la crise mondiale. Et ainsi de suite… Obama aura incarné tous les rêves, toutes les utopies, souvent les plus contradictoires. Seulement parce qu'il était « noir »… et donc intrinsèquement meilleur que Mac Cain, le blanc. De même que le « bon sauvage » était « meilleur » que le Voltairien éclairé pour les « intellectuels » nourris aux « Lumières » du XVIIIème finissant… Parce qu'il était « noir » ou « métis », Obama signifiait pour tous les idéologues du système l'espoir d'un monde meilleur puisque « non blanc ». Or, Obama le président n'est plus Obama le candidat. Obama est désormais un président des Etats-Unis d'Amérique et un président des Etats-Unis d'Amérique, c'est fait pour servir les intérêts de la classe supérieure mondialiste. Là est peut-être la « morale » de la fable obamanienne : l'identification raciale a poussé les noirs a voter pour lui, l'ethnomasochisme a pu pousser certains blancs à joindre leurs suffrages aux noirs. Mais, dans les faits et dans ce contexte, « noir » ou « blanc » ne veulent rien dire. Il s'agit d'une enveloppe qui ne garantit en rien l'identité de celui qu'elle recouvre.



