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Crise globale – solutions locales

Vendredi 31.10.2008 - Par Philippe VARDON

« Joli coup de bourse, joli temps de crise » comme le chantait si bien le groupe IDF. Joli car ouvrant de vastes perspectives*…

D’une crise financière nous sommes passés à une crise économique généralisée, puis désormais nous voyons les prémices d’une crise sociale (ce ne sont pas les ouvriers des usines Renault et Peugeot mis au chômage pour quelques semaines alors que les usines hors de l’Union Européenne continuent à tourner à plein régime qui me contrediront). Et ensuite ? Une crise politique ? C’est envisageable. Et puis ? Et puis l’inconnu. Aucun de nous n’est devin, même si les théories de convergence des catastrophes semblent de plus en plus coller aux événements. Quoi qu’il en soit, à notre niveau il nous appartient d’être les plus forts possibles pour peser. Politiquement, économiquement, socialement, ou autrement.

Je discutais il y a quelques jours avec un voisin de ce « joli temps de crise ». Passé le premier échange de banalités, nous arrivâmes à des considérations plus concrètes. Je lui expliquais alors que si la situation venait à empirer j’aurais moins de soucis à me faire que lui. Devant son étonnement, j’entrepris de lui démontrer ce qu’était une communauté, signifiant au passage que mon engagement politique ne me « rapportait » pas que quelques milliers de suffrages ou quelques milliers d’euros d’amende mais un véritable réseau d’entraide et de solidarité. En gros, si demain mon entreprise venait à fermer je ne pourrais certes plus payer mon loyer, mais les huissiers venant me déloger se trouveraient confronter à une chaîne humaine de plusieurs dizaines de camarades leur barrant l’accès. J’ai eu le sentiment que mon explication suscitait davantage d’intérêt que les multiples autres conversations politiques que nous avions pu partager auparavant. Et si finalement c’était les situations qui achevaient de convaincre davantage que les argumentations ?

Passée cette anecdote, il n’en est pas moins évident que les nouveaux enjeux qui se dégagent peu à peu font aussi naître de nouveaux clivages. Et la lutte identitaire, prise dans sa dimension la plus profonde, en tant que vision du monde, se retrouve placée au cœur de tout cela, offrant de véritables réponses à cette crise globale.

Face à la crise de la spéculation, Yves Cochet, député parisien des Verts, vient d'émettre une réponse étonnante. C'était le 14 octobre dernier à l'Assemblée nationale :
"II faudrait mettre en place quelque chose d’entièrement nouveau, une société de sobriété dont je ne peux dessiner, de manière très sommaire, que quatre orientations principales. Premièrement : tendre à l’autosuffisance locale et régionale en matière énergétique et alimentaire, au nord comme au sud. Deuxièmement : aller vers une décentralisation géographique des pouvoirs – bref, vers une France fédérale dans une Europe fédérale. Troisièmement : s’efforcer de relocaliser les activités économiques. Quatrièmement : viser une planification concertée et l’instauration de quotas, notamment en matière énergétique et alimentaire."

Autosuffisance alimentaire et énergétique par grands blocs (la fameuse « autarcie des grands espaces »), subsidiarité et fédéralisme, relocalisation de l’économie. Que faire sinon applaudir ces déclarations non-conformistes et courageuses ? Mais il faut désormais aller au bout M. le député et oser dire que l’immigration de masse est aussi un des drames du libéralisme (un drame pour les pays d’origine comme pour les pays d’accueil). Ces déplacements de population ne sont qu’une conséquence de la dérégulation désastreuse de notre monde, des activités humaines les plus basiques jusqu’aux battements de cœur de notre biosphère. La régulation des fluxs migratoires – et dans le cas explosif de l’Europe, leur inversion - est une obligation pour éviter le chaos. Et pour qu’Yves Cochet rejoigne définitivement le camp des hommes de vérité il suffirait qu’il rajoute l’immigration comme objet de planification concertée dans son quatrième point. Dire cela n’est pas faire démonstration de haine, mais tout au contraire vouloir la paix. Souhaiter la relocalisation de l’économie, comme le réclame le député Vert, c’est en toute logique souhaiter aussi la relocalisation de l’Homme. Vivre et travailler au pays, point.

« Dans l’hémisphère sud, quelques milliers de paysans s’exilent vers les villes, et des villes vers l’Occident »** et des émeutes de la faim aux émeutes de banlieue il n’y a finalement qu’un pas. Nous avons sous les yeux le résultat de la logique du profit absolu, de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, du matérialisme le plus abject sur fond de village – et donc de marché – global.

Il reste un long chemin à parcourir pour Yves Cochet, et beaucoup d’autres, pour guérir du SIDA mental du politiquement correct et de l’autocensure imposée par la chape de plomb de l’antiracisme institutionnalisé et étatisé. Néanmoins il y a fort à parier qu’à l’instar de mon voisin, la situation et les multiples bouleversements auxquels nous assistons pourraient précipiter le retour au réel et à la lucidité. Ces déclarations nous rappellent en tous cas que les Identitaires auraient tout à perdre à s’enfermer dans un quelconque ghetto intellectuel ou politique, aussi confortable et rassurant que cela puisse parfois paraître. Lorsque nous faisions nôtre l’étendard de l’identité – plus exactement DES identitéS – il y a désormais six ans lors de la fondation des Jeunesses Identitaires, nous évoquions « les identitaires qui s’ignorent » dont notre pays est peuplé. Acteurs associatifs enracinés, Européens sincères, écologistes, subsidiaristes, localistes, artisans de tradition, randonneurs ; ils sont légions ceux qui de façon raisonnée ou inconsciente participent au combat identitaire et partagent notre vision du monde. C’est à nous de savoir leur parler pour qu’à nos côtés ils fassent BLOC.

Malgré tous les coups bas, et c’est un homme qui vaut 50 000 euros d’amende et un citoyen privé de droits civiques qui vous le dit, j’ai bien une certitude profonde : demain nous appartient.

Philippe VARDON

* Lire à ce sujet l’excellente analyse de la Fondation POLEMIA sur Novopress http://fr.novopress.info/?p=13664

** Toujours du groupe IDF dans sa chanson Joli temps de crise disponible chez Alternative-s productions : http://www.alternative-s.com/boutique/product_info.php?products_id=80&osCsid=f41862f7c8c779535fa3e81080d32e7d

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