Un jour en Suisse
Jeudi 16.10.2008 - Par Jean-David CATTINEn Suisse, nous connaissons la démocratie directe et le principe de subsidiarité est appliqué relativement efficacement. Nous avons un de ces partis populistes alpins qui réussit à être la première force politique du pays, à distiller des lois contre l’immigration et à maintenir peu ou prou l’indépendance de notre petit pays face aux géants que sont l’OTAN et l’UE.
Pourtant cette volonté populaire qui s’est exprimée maintes fois lors des élections et des votations ne semblent pas émouvoir la classe politique et médiatique. Pour eux, il FAUT que la Suisse devienne un pays multiracial, il FAUT que la Suisse rentre dans l’Union Européenne et il FAUT que nous renoncions à la neutralité. Et pour cela tous les moyens sont bons.
Contre toute attente, aux dernières élections, le Conseiller Fédéral Christoph Blocher s’est fait déposséder de son poste par le parlement suite à un complot fomenté par les principaux partis politiques de l’extrême-gauche à la droite radicalo-libérale. Sous couvert d’évincer un des sept sages à cause de son caractère difficile, ils ont en réalité écarté le seul membre du Conseil Fédéral à être opposé à une politique immigrationniste et à l’intégration européenne. Tout cela après une nouvelle progression de l’UDC aux élections parlementaires et à la victoire de ce parti sur plusieurs initiatives qu’il avait lancés ou soutenus.
Aujourd’hui la Conseillère Fédérale qui a remplacé Christoph Blocher, a ouvert grand les portes de l’immigration. Les demandes d’asile ont à nouveau explosées. Les lois que le peuple suisse a votées contre les abus dans le droit d’asile et le durcissement de la loi sur les étrangers sont scrupuleusement ignorées.
Notre armée que la gauche voudrait supprimer ou réduire à une peau de chagrin est constamment attaquée par les médias. A droite, les atlantistes ne rêvent que d’une chose, la professionnaliser et l’intégrer à l’OTAN. Aujourd’hui, tout est bon pour décrédibiliser le système de milice ; le moindre fait divers est exploité jusqu’à la corde pour parvenir à leurs sombres desseins.
Certes, la situation est plus grave dans bien d’autres pays européens, la France en tête, mais nous sommes exposés exactement aux mêmes dangers. Tout au plus notre système immunitaire plus fort, nous permettra de tenir quelques années supplémentaires. Il faut donc dès à présent construire ce réseau européen de résistance en nous inspirant de ce qui se fait de mieux ailleurs et y mettant toute l’énergie de notre peuple.



