The show must go on…
Mardi 18/12/2007 - Par François DANCOURTHuit mois que Nicolas Sarkozy est élu, et déjà la sensation qu’il est là depuis toujours. Non qu’il ait agi, beaucoup agi, mais il a tant parlé, tant usé l’écran plat ou replet des téléviseurs avec son image de Stroumph excité, qu’on est tout étonné au moment des achats des cadeaux de ne pas découvrir de peluche à son effigie ou de playmobil présidentiel.
Sarkozy s’aime. Sarkozy se fantasme aussi. Quoi de plus normal, me direz vous. Comme les grands, les petits aussi ont le droit d’avoir des rêves. Le plus partagé est celui de la virilité conquérante. Hélas, la féminité est cruelle. Cocufié, plaqué, l’ego de Nicolas Sarkozy avait le choix. A l’ancienne, d’abord, en s’absorbant dans les affaires de l’Etat, le grand art de la conduite des hommes et du monde. Mais Nicolas Sarkozy peine à s’imbiber d’une autre matière que son destin.
Nicolas Sarkozy avait donc mal à son image de mâle. Il aurait pu comme Mitterrand nouer une ou des relations discrètes avec des intellectuelles de canapé. Il lui fallait plus. Un mannequin connu, une femme qu’on puisse lui envier. Comme l’avait dit sa maman, avec une délicatesse de marieuse : « mon fils, avec sa position, il n’a que l’embarras du choix ». C’est donc Carla qui a remplacé Cécilia. Pour les initiales, c’est plus simple. Pour les photographes, aussi. Elle fera bien la saison d’hiver.
Carla Bruni, c’est moins bandant que Monica Belluci, mais ce n’est quand même pas mal. Ingrid Bettancourt aurait été un bon coup, médiatique. Rachida Dati aurait ému le bon peuple marocain. Mais bon. L’important est de réaliser un bon épisode du Sarkoshow.
Pourquoi en parler ? Car cela n’a aucune importance et que justement commenter la vie politique française, la vie de ceux qui soit disant gouvernent, c’est parler de ce qui n’a aucune importance et taire le reste.
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