Victoire de l’UDC en Suisse : un succès à méditer
Jeudi 25/10/2007 - Par Pierre CHATOVMaintenant que sont connus les résultats définitifs, on peut revenir un instant sur ce que la plupart des médias français ont timidement appelé une « progression » mais qui est en réalité une victoire historique de l’Union Démocratique du Centre de Christophe Blocher.
En effet, forte de 29 pour cent des suffrages exprimés, l’UDC est déormais le plus grand parti de Suisse. Aucun parti depuis 1919 n’avait réalisé un tel score. Par ailleurs l’UDC a dépassé tous ses objectifs électoraux puisqu’elle progresse de 2,3 points par rapport aux élections de 2003 et a gagné plus de 100 000 nouveaux électeurs.
Face à un tel succès, fruit d’une campagne sans complexe fondée sur le refus de l’Union Européenne, la volonté d’expulser les étrangers criminels, de lutter contre la pression fiscale et de défendre les valeurs traditionnelles suisses, on comprend pourquoi les journalistes français ont préféré, ce week-end, consacrer l’essentiel de leurs commentaires à la défaite, relative elle, de la droite catholique et conservatrice en Pologne.
Bien sûr, tout n’est pas idéal ni idyllique dans cette victoire de l’UDC. La campagne du parti de Chritophe Blöcher a notamment bénéficié de moyens financiers considérables (en effet, l’UDC a dépensé pour sa seule campagne plus que tous les autres partis réunis…) et lorsqu’il y a de tels investissements sonnants et trébuchants on peut toujours s’interroger sur les intérêts et les puissances qui se profilent derrière. D’ailleurs, un certain nombre de positions économiquement très libérales de l’UDC ne peuvent que fortement déplaire aux militants identitaires et sociaux que nous sommes.
Encore une fois, il faut bien se garder de chanter les louanges sans nuance d’hommes et de partis simplement parce qu’ils sont accablés (parfois uniquement de manière circonstancielle) d’attaques de la part des tenants du système que nous combattons.
Comme le rappelait avec force Julius Evola, prenant ainsi le contrepied de Carl Schmitt, ce sont sur des principes fondamentaux et immuables que doivent se sceller les alliances et non sur des intérêts ponctuellement convergents ou des inimités communes.
Ceci étant dit, la victoire de l’UDC prouve néanmoins que des positions fermes et rigoureuses, voir radicales, peuvent, si elles sont promues avec constance et énergie mais sans caricature ni excès, mener à d’importants succès électoraux et ce malgré le terrorisme intellectuel ambiant.
N’en déplaise aux tenants de « l’entrisme » ou de la soumission « tactique » (bien sûr…) aux normes, exigences, références et vocabulaire de l’adversaire…
Un exemple à intégrer avec prudence mais néanmoins à méditer…
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