Rentrée des classes
Mercredi 12/09/2007 - Par Pierre CHATOVLorsqu'on est écolier, le mois de septembre, qui met un terme aux longues journées de jeux, de rencontres et d'oisiveté joyeuse et aventureuse de l'été, est souvent fort sombre.
Lorsqu'on est adulte, force est de reconnaître que ce n'est guère différent. Surtout dans un pays où, paraît-il, près de 70 pour cent de la population est satisfait de l'action du nain épileptique Sarkozy.
Nouvelle constitution européenne, reniement sur la Turquie, hausse généralisée des prix, permanence de la sécurité et de la violence urbaine... les gens sont contents. On en viendrait presque à se demander pourquoi continuer à se battre pour un peuple qui semble si bien se satisfaire de sa décrépitude et de sa disparition programmée.
Le fumet du sarkozysme est tout aussi émétique que l'odeur du cuir des cartables qui s'échappe de toutes les échoppes comme pour siffler la fin de la récréation.
Allez, vous avez suffisamment rêvés, retour à la grisaille, aux bornes de la bien pensance, aux loisirs virtuels, à la gestion à la petite semaine de la PME France, à l'acceptation des crachats et des reniements, à un quotidien utilitariste et matérialiste!
Mais nous, militants identitaires, nous n'acceptons pas de ne plus rêver, de ne penser qu'en termes de carrière, de rentabilité, de vitrine sociale et de petits arrangements de confort.
Nous avons décidé de toujours poursuivre notre rêve. Non pas un rêve évanescent et désincarné, non pas une utopie brumeuse, mais un projet cohérent et grandiose dont l'accomplissement passe par le travail et l'abnégation, celui d'une société plus juste et solidaire, où le mérite s'articule à l'entraide, où l'homogénéité de valeurs se nourrit de la diversité de formes. Une société de fidélité, d'honneur, de recherche du beau et du vrai...
Cette société est celle de la double rupture.
Rupture avec le culte marchand et libéral de l'accumulation sans borne.
Rupture avec le génocide culturel de l'indifférenciation et du cosmopolitisme.
Un temps de frugalité, de simplicité, d'enracinement et de tradition est à construire...
C'est la rentrée, au travail!
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