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Après les législatives...

Mardi 26/06/2007 - Par Guillaume LUYT

"Même si les élections ne constituent en aucun cas la finalité de notre combat politique, notre vocation est bien de doter les forces identitaires d'un outil de propagande capable de toucher nos compatriotes y compris par la voie électorale." Déclaration de lancement des Identitaires, automne 2002.
N'en déplaisent à nos détracteurs, la présence des Identitaires aux élections figurait bien sur le plan de marche que nous avons adopté dès notre fondation. Aussi est-il légitime, au lendemain du scrutin législatif, de dresser un bilan de notre participation à ce scrutin, à Nice comme à Paris. Et de tourner, dans un second temps, nos regards vers l'horizon des municipales, étape incontournable dans l'implantation durable de notre mouvement.

I - Analyse de nos résultats

A) À Paris
Les 86 voix d'Odile Bonnivard sous l'étiquette Bloc Identitaire - Solidarité des Français constituent, plus qu'un échec cuisant, un résultat déroutant. Nous attendions un score minime, mais pas à ce point. Car 0,2% ça nous place loin derrière tous les autres candidats y compris les trotskistes de LO et de la LCR, les souverainistes du MNR et de Debout la République et même les coureurs de subventions de La France en action. Que la courageuse porte-parole de la très médiatisée soupe au cochon n'ait pas pu réunir plus de 100 voix sur la circonscription où se tient la soupe depuis maintenant trois ans, c'est incompréhensible. Ni la sociologie de l'électorat parisien, ni notre déclaration de candidature tardive ne me semblent justifier une telle marginalité. Pourtant, le résultat est bel et bien là : seulement 1 électeur sur 500 a approuvé notre slogan "Les nôtres avant les autres". Et, comme je me refuse à penser que c'est notre slogan qui est en cause, je ne peux que soulever la question du manque de moyens donnés à notre organisation parisienne pour expliquer cet échec. Et, peut-être aussi, celle de son positionnement dans l'orbite de la droite nationale qui n'a pas permis aux électeurs de distinguer le vote identitaire du vote national-républicain. Quoi qu'il en soit, cette douloureuse expérience électorale ne doit pas remettre en cause le travail effectué par l'équipe de SDF mais nous inciter à en accentuer la visibilité politique en travaillant à structurer efficacement le Bloc Identitaire en région parisienne.

B) En Pays Niçois

À Nice, où Nissa Rebela présentait quatre candidats aux législatives, les 2,5% obtenus constituent un résultat des plus encourageants. Ces 2,5% récompensent le travail d'implantation commencé fin 2002 par les Jeunesses Identitaires, dopé par l'ouverture d'une maison de quartier en 2004 et confirmé par une première candidature à une cantonale partielle en 2005. Ils couronnent aussi une campagne de huit mois, exemplaire tant dans son volume que dans son rythme. D'ailleurs, et de façon a priori étonnante, les scores des candidats identitaires niçois sont comparables d'une circonscription à l'autre. Ainsi, Myriam Marchand et Pierre-Antoine Plaquevent, dont les candidatures n'ont été annoncées qu'au lendemain des présidentielles, font aussi bien que Philippe Vardon et Benoît Lœuillet qui étaient pourtant entrés en campagne dès octobre dernier.
L'homogénéité des résultats niçois est la preuve non seulement que l'impact d'un effort militant s'étend bien au-delà de la zone sur laquelle il s'exerce, mais aussi que la conscience identitaire du peuple nissart est à peu près égale d'un bout à l'autre du Pays Niçois. En choisissant de se présenter y compris dans le haut pays (vallées de la Vésubie, de la Tinée, du Var et du Paillon), Nissa Rebela misait sur l'existence d'un même sentiment d'appartenance ethnique et culturelle à travers tout le Pays Niçois alors que certains, chez les jacobins, estimaient cette identité nissarde fantasmée. Hélas pour eux, la répartition équilibrée des suffrages recueillis par Nissa Rebela le 10 juin démontre la cohérence identitaire du Païs Nissart.
L'homogénéité des résultats niçois est aussi la démonstration que le public des Identitaires ne se confond pas avec celui des nationaux-républicains. En effet, Myriam et Pierre-Antoine (toujours eux !), recueillent le même pourcentage de votes que Philippe et Benoît, alors même que ces derniers n'avaient pas, contrairement à eux, d'adversaires MNR. Bref, contrairement à Paris, la distinction avec la droite nationale est, à Nice, totalement établie.

II - La perspective municipale

Il n'est pas question pour nous de devenir soudainement esclaves du calendrier électoral. Mais il est évident que le cap des Identitaires est dorénavant fixé sur les prochaines échéances municipales. Nous qui croyons aux vertus de l'enracinement et qui préférons agir localement que subir globalement, nous misons en effet sur les municipales pour développer l'implantation de notre organisation et accroître le rayonnement de la prise de conscience identitaire.
Ces municipales, nous les préparons à plusieurs niveaux.

A) En zone rurale

Tout d'abord, en encourageant tous nos militants, adhérents et sympathisants habitant en zone rurale à s'intéresser à la vie de leur commune. Observez le travail de votre équipe municipale sortante et, le cas échéant, celui de son opposition ; renseignez-vous quant aux éventuelles listes en piste pour le prochain scrutin ; rapprochez-vous de la liste qui vous semble la moins partisane et voyez s'il n'y a pas de la place pour vous. N'oubliez pas que les candidats à l'exercice de fonctions municipales sont rares et que les volontaires sont souvent bien acceptés pour peu que vous n'habitiez pas Clochemerle. Nul besoin pour vous d'endosser l'étiquette identitaire, sauf si elle vous est demandée par vos pairs, mais juste de vous déclarer comme désireux de participer à l'action communale. Plus nous aurons d'amis siégeant parmi les conseil municipaux, plus nous aurons de relais d'opinion dans le pays réel, donc de poids culturel et, en même temps, plus nous recueillerons d'informations susceptibles de nourrir nos campagnes d'agitation et de propagande.

B) À Nice

J'écrivais avant le 10 juin qu'à partir d'un score moyen de 2% aux législatives la présence d'une liste identitaire aux municipales niçoises serait entérinée. C'est aujourd'hui le cas. Surtout que Nissa Rebela est d'ores et déjà la première force politique derrière les partis du système, réussissant même à devancer le PC en centre ville. Sans oublier qu'en marge des législatives, Damien Derey a recueilli près de 4% sur une cantonale partielle, ce qui laisse augurer de notre marge de progression. Une liste emmenée par Philippe Vardon aux prochaines municipales à Nice : l'objectif est ambitieux et sera lourd à organiser financièrement, mais le potentiel est là. La volonté aussi. Comme l'écrivait Fabrice Robert dans un précédent éditorial, l'ambition que nous poursuivons à travers ce défi niçois, ce n'est rien d'autre que l'obtention d'un "Dreux identitaire".

C) Et ailleurs...

Parce que nous savons que le destin de notre peuple ne se joue pas qu'en zone rurale et à Nice, nous venons de nouer un partenariat prometteur avec Alsace d'abord en vue de fédérer et développer les initiatives identitaires à l'échelle nationale. Pouvant désormais nous appuyer sur l'expérience éprouvée de ce qui aura été la première force électorale à libérer le régionalisme du carcan gauchiste, nous allons nous attacher à multiplier les initiatives militantes locales afin que la réalité politique identitaire se répande peu à peu à travers le pays. À notre savoir-faire en matière de propagande et de communication, Alsace d'abord et ses cadres confirmés ajouteront leur connaissance des enjeux institutionnels locaux. Ainsi, tous ceux qui voudront partir à l'assaut de l'hôtel de ville de leur commune pourront profiter du soutien de cette nouvelle Fédération identitaire. Mais sachez bien que rien ne se fera sans travail.
Aussi, puisque ce n'est pas le travail qui va manquer dans les prochains mois, n'attendez plus pour bosser avec nous.
Et, si vous ne voulez pas bosser avec nous… bossez au moins comme nous !

Guillaume Luyt
Président des Identitaires

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