Samir Nasri : le Bloc Identitaire profite du manque de réaction de la classe politique
Mercredi 27/06/2012Dans melty buzz : Le Bloc Identitaire ne prend même pas la peine de mentionner l'origine de Samir Nasri, ..., mais le qualifie simplement de "racaille".
Extraits :
Les insultes de Samir Nasri à l'encontre de journalistes de l'Equipe et de l'AFP s'éloignent des colonnes de la presse sportive pour parvenir dans le discours politique de l'extrême droite. Si aucune condamnation ou justification aux actes du joueur de l'équipe de France n'a été donnée par les personnalités politiques les plus importantes, des groupuscules d'extrême droite tentent en revanche de s'emparer de cette affaire pour servir leurs principes. Ainsi le Bloc Identitaire, micro-parti d'extrême droite depuis 2009 mais dont le mouvement existe depuis 2003, publie une affiche faisant mention des insultes adressées par Samir Nasri au journaliste de l'AFP. Il est précisé au-dessous "Samir Nasri, joueur de l'équipe de France de football, comportement de racaille, payé 890 000 euros par mois". Les excuses publiées par Samir Nasri sur Twitter n'ont donc pas suffi à calmer les esprits.
Quand l'extrême droite profite du manque de réaction de la classe politique
On note en regardant ce flyer que le Bloc Identitaire ne prend même pas la peine de mentionner l'origine de Samir Nasri, comme l'extrême droite le fait habituellement, mais le qualifie simplement de "racaille", autorisant ainsi les raccourcis les plus rapides entre immigrés et délinquance. C'est bien davantage sur la fibre sociale que le mouvement entend agir sur les consciences, en précisant bien le salaire du joueur. Le recours à la dénonciation d'une "injustice criante" doit en fait permettre de toucher une population plus large que la référence à l'immigration. Cette tentative du Bloc Identitaire n'est pas la première de la part de l'extrême droite depuis le début de la controverse, puisque l'hebdomadaire Minute avait déjà consacré sa une Samir Nasri au cours de l'Euro. Il ressort finalement de cette affaire que l'absence totale de réaction de la part des personnalités politiques de premier plan (au premier chef la ministre des sports elle-même) fait le lit de l'extrême droite en lui laissant le monopole de la critique. Il serait donc temps pour la classe politique de prendre des positions claires sur le sujet pour éviter que les citoyens ne se voient sollicités uniquement par l'extrême droite.




