Centre Costanzo : vers une victoire du peuple niçois face aux spéculateurs
Lundi 02/01/2012Le quartier Riquier-Arson-Barla est une zone rebelle : notre patrimoine, notre cadre de vie, notre mémoire ne sont pas à vendre !
Nous apprenons dans Nice Matin de ce jour qu’un accord devrait être conclu entre la municipalité, la Fondation Lenval et Bouygues Immobilier. La ville de Nice viendrait racheter le Centre Costanzo. Cet accord mettrait ainsi un terme à deux ans de combat pour les habitants du quartier Arson-Barla.
En décembre 2009, la ville de Nice accordait un permis de construire – et donc de détruire ! – à Bouygues Immobilier sur l’emplacement du Centre Costanzo.
Depuis deux ans, sans relâche, les habitants du quartier et tous les Niçois attachés à leur patrimoine et à leur cadre de vie dénoncent ce projet. Depuis deux ans, avec d’autres et au-delà des clivages partisans et idéologiques, nous sommes à leur côté et au cœur de cette lutte.
Une action en justice menée jusqu’au bout par les propriétaires du quartier ; des dizaines d’intervention dans les médias et autant de réunions publiques ou de rassemblements devant le Centre ; des centaines de pancartes affichant le refus de la destruction accrochées aux fenêtres de tout le quartier ; des responsables politiques placés devant leurs responsabilités (le candidat de l’UMP, favorable à la destruction, n’a pas atteint le second tour des élections cantonales dans le secteur) ; et surtout une détermination de chaque instant viennent d’offrir au petit peuple niçois une victoire face à la spéculation immobilière qui fera date.
Si Christian Estrosi intervient aujourd’hui, c’est bien parce que les habitants ne lui ont pas laissé le choix, et certainement pas par amour du patrimoine. Il aura fallu deux ans pour que la municipalité intervienne, après avoir refusé par deux fois d’acheter le bâtiment et accorder ce permis de démolition à Bouygues ! Nous ne sommes pas dupes.
Il convient de rester vigilants jusqu’à ce que la signature de l’accord soit définitive. Et alors il sera temps de crier haut et fort que le quartier Riquier-Arson-Barla, que la ville de Nice sont des zones rebelles et que notre patrimoine, notre cadre de vie, notre mémoire, ne sont pas à vendre !

.jpg)



