« Souchiens » : l’injure raciale tient à un trait d’union
Jeudi 15/12/2011 - Par Carré d'Info | Bertrand EnjalbalLe magazine toulousain d'information en ligne Carré d'Info reprend les propos tenus par Fabrice Robert lors de la manifestation du 14 décembre devant le Palais de Justice de Toulouse
Source : Carré d'Info du 15 décembre 2011
Extraits :
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L’enjeu repose, en partie, sur un caractère. Même pas un mot ou un lettre, un trait d’union. En juin 2007 sur le plateau de « Ce soir (ou jamais ! » (voir ici) Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, emploie le mot « souchiens » pour désigner les français blancs. Bernard Antony, ancien député européen du Front National et président de l’AGRIF, entend un trait d’union. Houria Bouteldja parlerait de « sous-chiens » (voir ce qu’il nous disait il y a deux mois). Il porte plainte pour injure raciale en 2007 avant de se constituer partie civile en 2008. Les mouvements identitaires s’emparent de l’affaire et en font un emblème du « racisme anti-blanc ».
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Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, avait lui aussi fait le déplacement depuis Nice. Son discours est clair : la colonisation française a « appris le respect » aux ancêtres des racistes anti-blancs d’aujourd’hui et il « va peut-être falloir remettre le couvert pour leur apprendre ce qu’est le respect ici ».
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A l’audience, le procureur a estimé qu’Houria Boueldja avait utilisé le mot « souchien à dessein, pour blesser » (Libération, 14/12). Le jugement a été mis en délibéré au 25 janvier 2012.
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