Dans le quotidien marseillais : Identitaires décomplexés cherchent respectabilité
Lundi 31/10/2011 - Par La Marseillaise | Romain AlcarazLe journaliste se demande s'il faut parler ou pas des Identitaires. Mais il en parle finalement, car, dit-il, « Mieux vaut prévenir que guérir ».
Source : La Marseillaise du 31 octobre 2011
Extraits :
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En parler ou pas - Commentaire - Dénoncer une médiatisation d’ampleur tout en consacrant une pleine page à un même sujet, en voilà un beau paradoxe. Une contradiction pourtant assumée malgré les (auto)critiques naturelles formulables. Le mouvement Recounquista est minoritaire dans le département. Une vingtaine pour le noyau dur, plus quelques centaines de sympathisants. Pourquoi ne pas taire un sujet qui, déjà, peine à faire surface ? Pourquoi parler de quelques marginaux qui ne cherchent à prendre la parole qu’en de rares occasions ? « Mieux vaut prévenir que guérir », serait-on tenté de répondre. Mais ce serait inexact, tant la maladie gagne déjà les rangs de la classe politique française en général, varoise en particulier, à coups d’arguments bancals qui gangrènent désormais les discours. On pense par exemple au député du Var Philippe Vitel (UMP), signataire de la charte du « collectif de la droite populaire », qui organisait par exemple à l’occasion du 14 juillet dernier « un apéritif saucisson-vin rouge pour fêter dignement la fête nationale ». Thierry Mariani (UMP), ministre des Transports, ex-candidat – déchu – des dernières élections régionales en Paca face à Michel Vauzelle (PS), leader de cette « droite populaire », apparaît même en couverture de Minute, hebdomadaire proche du Front, pour y fustiger la mesure proposée par le PS d’étendre aux citoyens hors-UE le droit de vote aux élections locales françaises. Alors pour bien lutter contre cet éternel adversaire extrémiste, il s’agit de mieux le connaître. Hier, il suffisait de suivre du regard l’œil de Jean-Marie Le Pen. Aujourd’hui, l’ennemi est protéiforme. Jeunes identitaires, UMPistes douteux ou militants FN en quête de respectabilité, ils ont adapté leur communication et leur phrasé aux tendances médiatiques de notre temps. Un extrémisme à visage humain en somme. Et pourtant, derrière le masque de politesse et de prévenance que revêtent les instigateurs de mouvements tels que Recounquista, il existe toujours cette idéologie puante, qui fait de « l’homme blanc » une victime de son homologue à la peau bronzée. Persuadés et persuasifs, les nouveaux extrémistes forcent notre vigilance. Alors en parler, oui. Mais surtout, s’en souvenir. R.A.
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