Jean Lucat a lu pour nous l’ouvrage de Marc Rousset : La Nouvelle Europe
Dimanche 25/09/2011Une synthèse passionnante de l'ouvrage de Marc Rousset, intitulé « La Nouvelle Europe – Paris – Berlin – Moscou », fut présentée par Jean Lucat, président de la Fédération Normandie du Bloc Identitaire, lors de l'Université de rentrée 2011

La nouvelle Europe : l’axe Paris-Berlin-Moscou
La Nouvelle Europe
L’axe Paris-Berlin-Moscou
L’exposé que je vais vous faire ce soir est en fait une synthèse de l’ouvrage de Marc Rousset intitulé « La Nouvelle Europe – Paris – Berlin – Moscou » dont le sous titre est « Le continent paneuropéen face au choc des civilisations », un ouvrage de plus de 500 pages, publié en avril 2009 aux éditions Godefroy de Bouillon.
Marc Rousset est diplômé de HEC. Il est docteur ès Sciences Economiques. Il enseigne à Colombia University et à la Harvard Business School et il a occupé pendant 20 ans, des fonctions de Directeur Général dans les groupes Aventis, Carrefour et Véolia.
Pour Marc Rousset, le continent paneuropéen de Brest à Vladivostok devra faire face pendant le XXI° siècle à des menaces et problèmes communs très sérieux, tels que la montée en puissance de la Chine et des pays émergents, le contrôle de la Sibérie et de l’Asie Centrale, l’islam, le terrorisme, l’immigration, l’effondrement démographique de l’Europe, la mondialisation et l’ordre mondial américain.
La Chine a décidé de redevenir ce qu’elle a été pendant 18 siècles : la première puissance mondiale. Le président Hu Jintao a déclaré fin 2006 que la Chine s’apprêtait à dominer le monde avec l’Inde et que le XXI° siècle serait celui de l’Asie. Le contrôle de la Sibérie sera le grand enjeu du XXI° siècle entre la « Grande Europe » et la Chine, nouvelle puissance pharaonique.
Il est nécessaire que les Européens mettent en place un partenariat avec la Russie qui est par sa culture et sa population beaucoup plus proche de l’Europe que de l’Asie. La Russie est, en fait, une composante essentielle de la Grande Europe.
L’Union Européenne ne connaît pas ses frontières et oublie ses racines. Elle ne sait pas ce qu’elle est. Une union eurasienne Europe/Russie, animée par les trois principales puissances continentales, avec ses marchés gigantesques a un plus grand avenir et semble plus réaliste qu’une Union Européenne ingouvernable, offerte, soumise à l’Amérique et sans âme véritable.
A partir de 1990 et l’effondrement de l’URSS, la Russie, affaiblie, repliée sur ses anciennes frontières, amputée de ses républiques d’Asie centrale, ramenée de 250 à 150 millions d’habitants, dont 10% d’allogènes, apparaît désormais comme l’alliée nécessaire de l’Europe occidentale face à la puissance hégémonique américaine et à d’autres dangers ou défis du XXI° siècle.
Plus de 80% des ressources de pétrole et de gaz naturel sont situés dans des zones politiquement turbulentes ou fragiles. L’Europe a besoin de la Russie comme la Russie a besoin de l’Europe.
Le continent européen doit faire face à la seule hégémonie géopolitique mondiale, l’hégémonie américaine. Première puissance économique, militaire et diplomatique, les Etats Unis régissent le monde, sans que des contrepoids nécessaires ne soient constitués pour rééquilibrer les pouvoirs internationaux.
Les Etats Unis absorbent chaque année plus de 80% de l’épargne mondiale disponible pour financer leurs déficits commerciaux et budgétaires structurels.
L’ « unilatéralisme » américain est contraire à une vision sereine et équilibrée du monde, et donc à l’intérêt des Européens. L’adversaire principal de l’Europe, sur le plan politique et géopolitique, ce sont les Etats Unis d’Amérique.
Les Etats Unis sont une puissance bi-océanique, une puissance maritime, contrepartie de la Russie, puissance continentale. Depuis la fin du XIX° siècle, ils sont alliés avec la Grande Bretagne, puissance européenne exclusivement atlantique, présence vivante du monde anglo-saxon devant les côtes européennes, puissance qui fit historiquement pièce à toute tentative d’unification de l’Europe continentale, porte avion et avant poste des Etats Unis face à l’Europe.
La Chine est en passe de devenir la puissance dominante d’un Extrême Orient dont le poids économique augmente de façon exponentielle. Le continent paneuropéen doit s’organiser pour faire face aux dangers du futur car la Chine peut souhaiter faire peu à peu de la Sibérie et de l’Asie centrale un protectorat économique.
Il n’est pas possible d’oublier le vide de l’immensité russe face au trop plein de la fourmilière chinoise. Le facteur démographique pèsera lourd dans le grand balancier sibérien. A l’avenir, le pôle d’attraction économique de la Sibérie sera davantage l’Extrême Orient que la Russie européenne.
Les immigrés illégaux chinois sont une épée de Damoclès pour une population de seulement 10 millions de russes. Le « péril jaune » qui hante l’imagination des Russes depuis les invasions mongoles, pourrait bien devenir une réalité.
Par ailleurs, la Russie multiethnique a, pour des raisons historiques, vingt millions de musulmans à l’intérieur de ses frontières et l’immigration en provenance des pays du Caucase, de l’Asie centrale et de la Chine n’est pas sans rappeler les difficultés que connaît l’Europe Occidentale avec l’immigration extra-européenne, en provenance des pays du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne ou d’autres continents.
Il est donc possible de parler d’un problème migratoire paneuropéen.
Au delà de contextes historiques et idéologiques complètement différents, Paris, Berlin et Moscou ont voulu réaliser chacun leur tour, cette unité continentale paneuropéenne. Ce que l’épée et la force des armes de chacun de ces peuples n’ont pu réaliser, l’intérêt bien compris de ces trois grandes nations pourrait l’effectuer.
Cette action se concrétiserait par l’axe Paris-Berlin-Moscou rapprochant l’Europe carolingienne et la Russie, seule alliance capable d’animer efficacement cette Nouvelle Grande Europe.
Marc Rousset va s’attacher à nous définir la nature de cette alliance Europe carolingienne-Russie, ainsi que les défis qu’elle va être amenée à surmonter.
L’Alliance Europe carolingienne-Russie :
Selon les USA, le monde transatlantique devrait en fait être binaire : d’un côté l’Empire, de l’autre, ceux qui, n’étant pas avec lui, seront décrétés être contre lui.
On ne voit pas vraiment pourquoi les Européens devraient s’insérer dans un quelconque Commonwealth transatlantique du XXI° siècle piloté par Washington.
Le choix véritable pour les Européens est donc entre une Europe, capitale Strasbourg ou un Occident, capitale Washington, s’ils restent dans une relation de subordination mortifère.
L’histoire mondiale est décrite par Marc Rousset comme l’histoire de la lutte des puissances maritimes contre les puissances continentales
A l’heure de la globalisation, l’Europe reste essentiellement une puissance continentale et les Etats Unis une puissance maritime. Au gré des guerres civiles européennes, les Etats Unis ont progressivement pris la relève de la puissance maritime par excellence, l’Angleterre.
La prépondérance du commerce et la subordination des autres activités humaines aux relations marchandes caractérisent ces deux pays.
Il y a donc une différence de conception du monde. Les valeurs de l’Europe continentale, tout comme celles de la Russie étant marquées davantage par leur rapport à la Terre.
L’Europe après avoir été dominatrice est devenue dépendante des Etats Unis. Il importe qu’elle redevienne européenne et libre, à mi-chemin entre Moscou et Washington, car il lui est impossible de se dégager du voisinage de la Russie et de l’Atlantique.
Marc Rousset met en avant l’atout maître que représente la Sibérie, véritable « Far East » des Européens et les formidables richesses qu’elle contient. Il insiste sur le fait que la nécessité de l’espace n’est plus reconnue, mais qu’elle reste primordiale. Un avantage évident revient à celui qui outre sa technicité, dispose également des matières premières nécessaires.
C’est l’indépendance à long terme que de pouvoir se nourrir des produits de sa terre, que d’exploiter ses propres matières premières, indispensables à la vie et à la protection, que de pouvoir se défendre avec des armes conçues et fabriquées chez soi.
Un droit à l’occupation doit donc être reconnu aux peuples européens sur l’espace allant du sud du Portugal au détroit de Behring, en incluant le Nord Caucase et la totalité de l’espace sibérien. Sur cet espace, 500 millions d’Européens et 150 millions de Russes devraient pouvoir prolonger jusqu’à Vladivostok, les frontières humaines et culturelles de l’Europe.
La plupart des Européens de l’Ouest, comme l’avait prédit le Prix Nobel Maurice Allais sentent bien intuitivement, au fond de leur âme, que la mondialisation les conduit à l’appauvrissement progressif, à un nivellement inexorable par le bas, suite à l’inéluctable montée en puissance des pays émergents.
L’Union Européenne, la mondialisation et le libre échange conduisent les Européens à la désindustrialisation et à l’accroissement des inégalités sociales.
Quand au sésame de l’innovation pour régler nos problèmes, même si cette dernière et la recherche sont à la guerre économique dans l’Europe d’aujourd’hui ce que le charbon et l’acier furent à la guerre militaire dans l’Europe d’hier, il faut arrêter de rêver et croire que le seul mot innovation va suffire à nous guérir de nos malheurs. L’innovation existe également en Chine.
Le discours sur la salutaire spécialisation dans l’économie de l’immatériel pour les pays de la « Vieille Europe » n’a donc aucun sens.
Les pays émergents produiront inéluctablement de plus en plus, à bas coûts des biens et des services aussi performants qu’en Europe et aux Etats Unis. Les délocalisations deviennent donc structurelles et non plus marginales. Il faut donc remettre en place un système de préférence communautaire avec des droits de douane plus élevés ou des quotas afin de compenser les bas salaires des pays émergents.
A la conception anglo-saxonne libre échangiste, il est possible d’opposer le protectionnisme et la préférence communautaire, à l’origine même du traité de Rome.
En fait, la fameuse « France d’en bas », avec son cortège de misères, n’est que la conséquence directe de l’absence de véritables frontières douanières européennes. Et il en est de même dans les autres pays européens. En Allemagne aussi les revenus de la clase moyenne diminuent.
De tous les dogmes économiques, le libre échange est celui sur lequel les libéraux sont le plus intraitables. Formulé il y a près de deux siècles dans le contexte théorique de l’immobilité des facteurs de production et de la division internationale du travail, il est toujours présenté comme le nec plus ultra de la modernité. Les libéraux ont réussi le tour de force de le pérenniser dans un contexte exactement contraire à celui de sa création.
Quant à la division internationale du travail, elle appartient au passé avec la multiplication des entreprises mettant en œuvre des technologies de pointe dans les pays à bas salaires. L’économie mondiale est devenue un bateau ivre, sans gouvernail.
Tout cela devrait disqualifier le libre échange, mais il n’en est rien, il constitue, bien au contraire le soubassement même de l’Union Européenne, qui fait de la libre circulation des capitaux, des biens et des services trois de « ses libertés fondamentales », la quatrième étant la circulation des personnes.
L’Europe n’a pas de politique industrielle et l’absence de pouvoir politique aboutit à des directives qui sapent les industries européennes au nom d’un libéralisme aveugle.
La Russie est le septième pays pour les réserves mondiales de pétrole et premier pour celles de gaz. La Russie dispose donc d’arguments de poids pour tempérer la dépendance de l’Europe par rapports aux ténors de l’OPEP.
Les Européens doivent s’affranchir pour l’essentiel de la dépendance saoudienne et du Moyen Orient en établissant un partenariat définitif pétrolier et gazier avec la Russie.
De plus, les acquisitions, réalisées en Europe par les sociétés d’outre-Atlantique, avide de technologies de pointe, constituent la menace la plus aiguë.
La Russie entretient avec l’Europe depuis toujours, des rapports complexes. D’une part, elle appartient pleinement à l’Europe et son histoire est jalonnée par des réaffirmations régulières de cette appartenance et d’autre part, elle a souvent été tentée ou obligée de se tenir en marge de cette Europe.
Au début du XX° siècle, dans les universités, les cercles cultivés, les maisons d’éditions, partout c’est le lien avec l’Europe que l’on renoue ou que l’on consolide et quand la première mondiale commence, la Russie semble avoir gagné son pari historique et trouvé sa place en Europe.
Mais les trois années de guerre (1914 à 1917) et la révolution bolchevique de 1917 vont ensuite la faire régresser.
N’oublions pas enfin que pendant la guerre froide, la Russie, par Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie et Allemagne de l’Est interposées, était bel et bien ancrée en Europe, qu’elle aurait conquise sans problème si les Etats-Unis ne s’y était pas opposés, non pas pour défendre la démocratie comme le pensent les naïfs, mais parce que la puissance maritime anglo-saxonne ne pouvait accepter l’apparition d’un colosse continental paneuropéen plus puissant qu’elle.
La totalité des européens n’ont-ils pas un intérêt vital, pour leur survie même, à se souvenir qu’ils appartiennent au même ensemble humain.
Pour l’ancien président russe et actuel premier ministre, Vladimir Poutine, originaire de Saint Petersbourg, ville qui se targue d’être la fenêtre russe sur l’Europe, pour l’ancien espion du KGB en poste à Dresde avant la chute du mur de Berlin, l’avenir de la Russie pourrait bien être lié sur le long terme à celui de l’Europe. Il a déclaré en octobre 2000 qu’il n’excluait pas qu’à un certain stade les relations entre l’Union Européenne et la Russie prennent un caractère d’intégration.
Cependant, la Russie est slave, mais elle a subi également l’influence turco-tartaro-mongole et constitue de ce fait un monde qui n’est pas entièrement assimilable à l’Europe occidentale.
La présence mongolo-tartare a eu une autre conséquence. Elle a implanté l’islam dans une bonne partie de la Russie orientale, entre la Volga et l’Oural.
On peut dire pour clore cet aspect des choses que la Russie est effectivement un pays déchiré entre l’Europe et l’Asie, mais Marc Rousset nous la présente comme d’essence essentiellement européenne. Une nouvelle « Amérique » par son étendue et une grande chance de renouveau pour l’Europe occidentale.
L’Europe du traité de Rome en 1957 a été une chance pour les Européens, mais elle est morte. Par le traité de Maastricht, en 1992, la préférence communautaire a été abandonnée au profit du mondialisme.
Les critères d’admission à l’Union Européenne ne sont même plus respectés. Cela a été le cas en 2007 pour l’admission de la Roumanie et de la Bulgarie dont l’ancien président allemand Roman Herzog a pu parler d’une immense « farce ».
Contrairement à ce que pensent certains, l’Europe ne saurait se confondre avec les droits de l’homme, pas plus qu’avec le seul christianisme : on ne peut définir une expérience historique singulière par des principes universels. La civilisation européenne s’est forgée, enrichie, divisée au travers d’une longue histoire : l’héritage de la Grèce, l’empire romain, la conversion au christianisme, la Renaissance, les « Lumières ».
La prévision à moyen terme, c’est que l’Union européenne sera certes un grand espace économique, mais une zone en cours de balkanisation, de communautés hostiles les unes aux autres, pour des raisons sociales, éthiques et religieuses.
L’Europe des actions en commun et surtout l’Europe puissance ne peut se faire qu’à un petit nombre, réunit autour de l’Allemagne et de la France. Le réalisme semble-t-il est dans cette direction. C’est aussi la seule voie ou l’Allemagne et la France trouveront véritablement leur compte.
Pour l’auteur, il importe donc de rebâtir autour d’une Europe politique et militaire viable, une Europe carolingienne, alliée et coopérant étroitement dans de nombreux domaines avec la Russie.
Le mythe de la France a toujours été de se constituer en unique héritière de Charlemagne et le mythe de l’Allemagne a toujours été celui de la continuation de l’empire Romain avec le Saint Empire Romain Germanique.
Si l’Europe souhaite disposer d’un poids politique l’emportant sur le concert discordant des prises de positions nationales, elle ne pourra le faire qu’à travers un noyau d’Etats déterminés à conduire une politique cohérente assortie des moyens correspondants.
Les Etats Unis jouent du ressentiment provoqué par le « couple franco-allemand » chez les autres nations européennes et agissent toujours envers ce dernier pour soutenir les « petits princes » européens contre leur fédérateur potentiel.
En résumé, il semble que le commun dénominateur à tous ces propos soit la création d’une véritable confédération franco-allemande, qui, si elle venait à voir le jour, rallierait sans doute aisément trois ou quatre pays. Cette confédération apparaîtra un jour inéluctablement de la même façon que s’est finalement réalisé un jour l’unité allemande avec l’aide de la Prusse ou l’unité italienne avec le royaume de Piémont-Sardaigne.
L’événement capital de la période actuelle, c’est, selon l’auteur, la prise d’autonomie de l’Allemagne, premier exportateur au monde, qui, petit à petit, prend ses distances avec la politique américaine.
Les Etats Unis découvrent avec stupeur que, désormais réunifiée et le danger soviétique disparu, l’Allemagne n’a plus besoin de leur protection nucléaire et dispose enfin des moyens de mener une politique plus indépendante à leur égard.
De plus, l’Allemagne devient de plus en plus proche de la Russie, Nietzsche affirmait déjà qu’une synthèse européo-slave était la seule possibilité d’échapper à un effacement total de l’Europe.
L’indépendance militaire de l’Europe passe par la sortie de l’OTAN et la création d’une Défense hors de l’Union Européenne.
L’atlantisme résulte de la subordination dans laquelle s’est retrouvée l’Europe Occidentale au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque le stalinisme menaçait l’existence même des pays libres. Après la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace communiste, l’OTAN aurait du disparaître.
Les américains savent très bien que leur puissance militaire leur sert avant tout à étendre leur influence politique et stratégique et à conquérir des marchés.
L’OTAN disparaîtra inéluctablement le jour où la France et l’Allemagne créeront une véritable armée européenne en dehors de l’Union et signeront un traité de coopération militaire avec la Russie.
Vis à vis de la Russie, la politique américaine est celle du « containment », qui est une constante des stratèges anglo-saxons depuis la politique d’endiguement de la Russie par l’Empire Britannique du Bosphore à l’Indus. La constante anglo-saxonne a toujours été d’affaiblir la Russie et le monde slave en s’appuyant sur la Turquie, ennemie de la Russie du XVIII° siècle jusqu’à nos jours.
Marc Rousset nous rappelle les parole de Vladimir Poutine qui précisait que : si à une certaine époque, la réconciliation historique de la France et de l’Allemagne fut l’une des conditions de base de l’intégration ouest-européenne, aujourd’hui, c’est le partenariat entre la Russie, l’Allemagne et la France qui constitue le facteur positif majeur de la vie internationale et du dialogue européen.
L’axe Paris-Berlin-Moscou serait le moyen pacifique de réaliser ce qui n’a pu être obtenu par la force des armes au cours de l’histoire et de concrétiser le rêve visionnaire gaullien d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural.
Cet axe est nécessaire pour des raisons militaires. Il n’est pas du tout certain que l’Amérique interviendra toujours systématiquement, au fil des décennies, compte tenu de ses intérêts propres, de l’évolution des rapports de forces et des risques encourus. Une alliance militaire entre l’Europe carolingienne et la Russie est une assurance contre les risques géopolitiques qui risquent de nous affecter dans l’avenir.
L’Europe puissance ne peut se réaliser que par l’alliance Paris-Berlin-Moscou et non dans le cadre de l’Union Européenne.
Une majorité des partenaires européens est ralliée à la conception américaine d’un simple espace de libre échange, abrité pour sa sécurité sous le parapluie de l’OTAN. L’impulsion ne peut venir que de la France et de l’Allemagne partageant la même vision de l’Europe, celle d’une communauté de destin ayant la volonté de peser politiquement, économiquement, et culturellement.
En conclusion de cette première partie, Marc Rousset prédit qu’il est certain que l’absence de vision, d’ambition vitale, de débats, de courage médiatique feront craindre le pire pour l’Europe, condamnée à se perdre en débats futiles sur l’organisation du supermarché humanitaire géant qu’elle semble se résoudre à être, loin des décisions qui pèsent sur le monde.
Paradoxalement, ce vide sidéral vient rappeler que la seule « nouvelle frontière » intellectuelle et stratégique de ces trente dernières années, loin d’être on ne sait quel traité ou constitution européenne est bien la proposition d’Europe puissance et indépendante autour d’un axe Paris-Berlin-Moscou.
Mais la constitution de cet axe ne va pas de soit et de nombreux obstacles se dressent devant lui. Dans une deuxième partie qu’il a intitulée :
Les défis à l’Alliance Europe carolingienne-Russie :
Marc Rousset nous en dresse une liste.
L’Angleterre d’abord. Il faut se rappeler les paroles de Winston Churchill « Chaque fois qu’il nous faudra choisir entre l’Europe et le grand large, nous serons toujours pour le grand large »
L’Angleterre est une puissance maritime de la même façon que la Russie est une puissance continentale. Cette puissance atlantique fut porteuse de la politique d’équilibre en Europe, qui fit pièce à toute tentative d’unification de l’Europe continentale. Il n’est donc peut-être pas trop tard pour les Européens de comprendre qu’il leur faut, soit renoncer à l’Europe, soit la construire sans la Grande-Bretagne.
Les modes de fonctionnement de l’Angleterre sont fondamentalement plus proches aujourd’hui des Etats Unis que de l’Europe continentale, mais si l’Europe devient à nouveau véritablement européenne, l’Angleterre évoluera inexorablement.
A très long terme, au fur et à mesure que l’Amérique, suite à l’immigration croissantes des asiatiques, mais surtout des hispaniques, remisera l’image du WASP, le prototype de l’homme blanc, anglo-saxon et protestant et au fur et à mesure que l’Europe continentale, à condition qu’elle maîtrise ses flux d’immigration extra-européenne, deviendra de plus en plus européenne, l’Angleterre finira par se sentir européenne et par reconnaître que l’Atlantique est plus large que la Manche.
Le second obstacle que soulève Marc Rousset est la démographie du continent paneuropéen. La chute de la natalité, due en partie à des phénomènes de civilisation n’est pas récente, mais il serait utile, propose-t-il de mettre en place de Brest à Vladivostok une politique de redressement de la natalité.
Même s’il faut se méfier du prolongement des courbes en matière démographique, des tendances lourdes se dessinent. Les changements vont être lents, mais puissants et irrésistibles. Ils vont bouleverser le visage démographique de la planète au détriment de l’Occident et du continent paneuropéen. Il sera difficile d’avoir une Europe puissante avec de moins en moins d’Européens.
Pour la France, par exemple, les chiffres qui nous sont donnés par l’INSEE et l’INED sont dénoncés par certains spécialistes. Marc Rousset cite le professeur Gérard Dumont, directeur de Population et Avenir qui précise que 50% de l’accroissement de la population en France est du à l’immigration.
De plus, le droit du sol et les naturalisations massives camouflent les vraies proportions.
Nous introduirons ici une remarque. L’inquiétant n’est pas tant la démographie de l’Europe qui diminue, même s’il faut veiller à ce que l’équilibre entre les jeunes, les actifs et les inactifs soit bien respecté, ce qui tendrait à ne plus être le cas dans un certains nombre de pays européens, mais le plus grave en fait, c’est que la démographie d’autres continents n’est pas encore maîtrisée.
Les chiffres qui nous sont annoncés pour le continent africain par exemple ne sont pas rassurants et sont de nature à entraver le développement économique de ce continent qui a pourtant un potentiel certain. Il faut que nos amis Africains soient convaincus que la solution à cette évolution démographique préoccupante ne peut consister en un déplacement de population vers l’Europe, car cela ne pourra pas être accepté par nos peuples.
Ce qui amène au troisième obstacle qui est bien sûr constitué par l’immigration extra-européenne.
Dans la démocratie cosmopolite de l’avenir que l’on cherche à nous imposer, il n’y aura plus ni nationaux, ni étrangers, ni citoyens, ni immigrés. Tous les humains seront intrinsèquement mobiles. L’indifférenciation sera la règle.
Il semble naturel aux chantres des droits de l’homme, que le Tibet, les pays africains ou asiatiques ne deviennent pas des pays multiethniques. En revanche, les pays européens ont le devoir et le destin de le devenir.
Mars Rousset signale qu’en interdisant en 2007 la publication de statistiques ethniques, en dépit de l’approbation suite à de longs travaux par la CNIL, le Conseil Constitutionnel a démontré la fragilité des fondations d’une République, incapable de supporter le poids de la confrontation avec la réalité de la société.
Une partie de la réalité des cités a été décrite en 2004 par des inspecteurs généraux de l’Education Nationale. Un grand nombre d’élèves, d’origine maghrébine, Français, voire de parents français, se vivent comme étrangers à la communauté nationale, opposant à tous propos deux catégories « les Français » et « nous ». Se revendiquant hier d’une identité arabe, ils se revendiquent aujourd’hui de plus en plus souvent d’une identité musulmane.
Un malaise existentiel profond ronge le peuple français, qui prend de plus en plus conscience du grave danger de l’immigration extra-européenne et de la duperie dont il est victime.
L’Union Européenne prend de plus en plus conscience de son impuissance en matière d’immigration.
Le 1° avril 2005, les vingt-cinq pays, membres de l’Union ont renoncé à leur droit de véto sur l’immigration et ont décidé que les décisions sur ces sujets sensibles seraient prises à la majorité qualifiée. L’Europe est devenu une véritable passoire, au delà des discours de fermeté qui cache l’impuissance et l’inefficacité.
Force est de reconnaître que le caractère extra-européen de ces populations donne à un grand nombre de français le sentiment de financer à fonds perdus une partie du Tiers-Monde.
L’immigration « à la française » de l’école républicaine, qui fonctionnait, tant que le brassage était social, franco-français, européen, ne fonctionne plus, au delà d’un certain seuil, avec les populations immigrées extra-européennes.
L’arrivée de plus de 6 millions d’extra-européens, essentiellement musulmans et originaires du continent africain en deux ou trois décennies, sur le territoire français, constitue un phénomène migratoire, sociologique et démographique d’une gravité extrême pour l’identité nationale que seuls des naïfs, des aveugles, des inconscients et des irresponsables peuvent nier.
L’Allemagne rencontre les mêmes problèmes que la France, bien que cela soit moins aigue, car l’immigration est souvent en provenance de l’Europe de l’Est.
Le problème de la Russie est différent, ils sont, par la force des choses, par leurs steppes vides d’hommes, ouvertes à tous les vents et toutes les invasions, dans une logique de combat perpétuelle.
Comme l’a fait remarquer l’ancien premier ministre Evgueni Primakov, les musulmans russes ne sont pas des immigrés comme dans beaucoup de pays occidentaux, mais une population autochtone. Il n’est pas d’autre pays dont la population de souche soit majoritairement chrétienne et minoritairement musulmane, qui ait coexisté comme en Russie. Cependant, depuis l’arrivée de Vladimir Poutine au pouvoir, le discours nationaliste prend de l’ampleur et l’immigration va être de plus en plus contrôlée en Russie.
Par certains aspects des choses, les Russes représentent aujourd’hui un antidote, un élément de force, de courage, de non renoncement dans la culture européenne par rapport à l’angélisme naïf et le fatalisme pusillanime de l’Europe occidentale.
Un autre obstacle est constitué par l’opposition entre le monde européen et l’islam.
L’islam est une civilisation différente de l’Occident dont les représentants sont convaincus de la supériorité de leur culture, mais obsédés par l’infériorité de leur puissance matérielle. Quant à l’Occident, il est convaincu de l’universalité de sa culture et croît que sa puissance économique supérieure, bien que déclinante, lui confère le devoir de s’étendre à travers le monde. Tels sont, selon Marc Rousset, les ingrédients qui alimentent le conflit entre l’Occident et l’islam.
Le conflit est un produit de la différence entre l’idée musulmane d’un mode de vie transcendant, unifiant religion et politique par opposition à la conception chrétienne de la séparation du spirituel et du temporel.
Cependant, les islamistes ont beau jeu d’enseigner à leurs coreligionnaires que les Occidentaux « ne croient plus en rien », perdus qu’ils sont dans leur hyper consumérisme. L’islam, lui est une force en marche.
La vitalité de leur foi a conduit un certains nombre d’experts, tels que Bernard Lewis, doyen de l’Université de Princeton et doyens des spécialistes américains du Moyen Orient, à prédire que l’Europe sera musulmane d’ici à la fin de ce siècle.
Les Européens croient en la supériorité du principe de la raison, qui a généré les droits de l’homme, quand l’universalisme musulman postule le primat de la foi sur la démocratie.
Il y a une loi musulmane et un droit musulman, il n’existe pas de loi chrétienne, ni de droit chrétien. Selon Marc Dugain, autre spécialiste, l’islam comme mode de vie n’a jamais conduit à un modèle de société enviable pour quiconque ne considère pas l’obscurantisme, le tribalisme et la misogynie comme des valeurs vénérables.
Si l’Occident est prié de s’ouvrir à l’immigration et au multiculturalisme, les pays musulmans savent exiger, pour eux mêmes, le respect de la « Terre d’islam ».
Cependant, Marc Rousset pense que l’islam n’échappera pas, à terme, au processus d’individuation et de sécularisation qui est le propre de toutes les religions. Il est probable pense-t-il que de plus en plus de musulmans s’opposeront au fil du temps, aux dérives sectaires, nées d’une lecture littérale du Coran, et résisteront davantage aux pressions de l’islamisme radical, inconciliable avec l’universalisme des Lumières.
Un autre aspect des choses signalé par Marc Rousset est le terrorisme islamiste qui menace l’Europe continentale.
Même si l’Occident n’est pour rien dans la régression du monde arabo-musulman, qui n’a pas voulu s’ouvrir à la modernité de la science, de la démocratie et du capitalisme, ce retard pris au fil des siècles alimente, chez les extrémistes, des discours d’humiliés, puisant dans le Coran une théologie de la mort et des raisons de faire la guerre.
Le fondamentalisme islamiste exploite le ressort religieux et les ressentiments engendrés par le retard de développement des « nations prolétaires » du monde musulman, pour abattre les démocraties et les régimes autoritaires musulmans, alliés à ces dernières.
L’islamisme radical est également né de l’échec du nationalisme arabo-musulman des années 1980.
Sur ce point précis, il faut introduire une réserve. Le livre a été écrit en 2008-2009 et depuis, la situation du terrorisme islamique a considérablement évolué, ne serait-ce que par la mort d’Oussama Ben Laden.
De plus, de hautes autorités religieuses musulmanes se sont désolidarisées d’al-Qaïda qui ne représente plus le même danger qu’il y a quelques années.
Il n’en reste pas moins vrai qu’il convient de rester très attentif à cet aspect des choses.
Un autre point est également évoqué par Marc Rousset qui est la rivalité Amérique/Russie dans le Caucase au sujet du pétrole.
Longtemps tenu par les Russes, le Caucase du Sud, devenu indépendant suite à l’éclatement de l’URSS, est en plein bouleversement géopolitique. L’installation des Américains dans la région en est l’élément le plus fondamental alors que les Russes, en perte de vitesse ont dû se replier sur l’Arménie qui reste leur pion stratégique en Transcaucasie.
Dénonçant un scénario « transatlantique » de déstabilisation de leur ancien espace, les Russes tentent de revenir dans le jeu en utilisant un grand nombre de levier à leur disposition.
Il ne faut pas oublier également la rivalité Amérique-Russie et Chine en Asie Centrale.
Dix ans après la chute du rideau de fer, l’Amérique campe aux portes de la Russie, dans les Balkans, dans le Caucase et depuis la guerre d’Afghanistan de l’hiver 2001, en Asie Centrale. Vu de Moscou, un séisme géopolitique s’est produit sur ces terres où l’Empire russe régnait depuis la fin du XIX° siècle.
Marc Rousset nous décrit les nombreuses difficultés que les Américains ont rencontrées dans leurs efforts pour prendre des positions favorables dans ces pays.
Les évènements qui ont eu lieu ont eu pour effet d’ouvrir les yeux aux Russes. Ces derniers réalisent de plus en plus que les changements de pouvoir démocratiques ne sont que des miroirs aux alouettes. Le péril des « révolutions oranges » s’éloigne, mais le pouvoir en Russie n’a pas baissé la garde et reste attentif.
La réconciliation russo-chinoise engagée par Gorbatchev et poursuivie par Boris Eltsine et Vladimir Poutine, tourne désormais à une coalition d’intérêts nationaux. A Moscou, personne n’ignore que cette solidarité anti-américaine ne peut effacer les ambitions d’une Chine surpeuplée sur une Sibérie sous-peuplée.
Mais en fait, on assiste en Asie centrale davantage à une suspension de la compétition entre les deux Etats, plutôt qu’à une véritable coopération. Il n’est pas certain que dans le futur, la Chine ne cherche pas à réduire l’influence russe en Asie centrale si ses intérêts l’exigent.
L’auteur mentionne aussi l’enjeu stratégique de l’Ukraine et de la Biélorussie pour le renouveau de la puissance russe.
Ces deux pays constituent un enjeu très important dans la rivalité Etats-Unis-Russie. Le passage à l’ouest de ces deux pays, ainsi que de la Géorgie signifierait à la Russie la fin de son « Empire », ce qu’elle refuse d’admettre.
L’intérêt de l’Europe est bien de se rapprocher d’une Russie puissante, préservée dans toute son intégrité, afin de faire contrepoids à la Chine, aux Etats-Unis et à l’Islam.
Un mot de la Pologne atlantiste, ennemi héréditaire de la Russie et très méfiante envers l’Allemagne.
Membre de l’OTAN depuis 1997 et de l’Union Européenne depuis 2004, forte du soutien de l’Amérique, la Pologne souhaite tenir tête à son ennemi public héréditaire N° 1, la Russie, tout en se méfiant de l’Allemagne qu’elle considère, depuis la création d’un gazoduc germano-russe sous la Baltique comme l’ennemi public N° 2 et un autre prédateur potentiel.
Pour le Polonais, l’Europe ne doit être qu’un simple espace économique sans projet politique, ni stratégique.
Il faut aussi évoquer la Turquie, ennemi héréditaire de la Russie et bien noter le fait qu’elle n’est pas européenne.
La Turquie appartient à l’Orient et il semble que la parenthèse ouverte par Kemal Ataturk dans l’histoire des Ottomans se referme lentement.
Il faut rappeler qu’un siècle après le massacre des Arméniens, la Turquie n’a toujours pas reconnu ce fait tragique de son histoire. Des deux millions d’Arméniens qui vivaient en Turquie à la fin du XIX° siècle, il n’en reste plus que 70 000 environ.
La Turquie est voisine de l’Union européenne, comme le Mexique est voisin des Etats-Unis. Cela mérite au XXI° siècle, l’oubli des luttes ancestrales passées, un contact amical et une bonne coopération économique, mais rien de plus.
Enfin, en matière de défis, il faut finir avec le contrepoids Paris-Berlin-Moscou face à la Chine et au Japon. Dans ce cadre, la Sibérie est un véritable enjeu.
Marc Rousset nous le répète, l’Europe doit faire face à deux grands dangers : le danger identitaire de l’immigration extra-européenne, mais aussi le danger du libre échange, de la mondialisation et tout particulièrement le danger économique, politique et militaire de la montée en puissance de la Chine.
Le développement de la Chine va produire un déplacement de puissance parmi les civilisations. Elle va bientôt retrouver sa puissance hégémonique en Extrême-Orient avec des visées inéluctable à moyen terme sur la Mongolie extérieure et la Sibérie, sous peuplées.
Il faut donc que les Européens, tout comme les Russes qui ont sauvé la maîtrise de leurs ressources énergétiques et minières, suite à l’action de Vladimir Poutine, réagissent vite et collectivement pour fabriquer sur le territoire de l’Union, au minimum 80% de tous les biens achetés dans l’Union Européenne.
Selon Marc Rousset, s’il n’y a pas une révolte des peuples, de certains Etats, de quelques élites courageuses vis-à-vis de la commission de Bruxelles pour réclamer le rétablissement de la préférence communautaire et la mise en place d’une stratégie industrielle pour l’Europe, on ne voit pas ce qui pourrait dissuader les industriels européens de continuer à s’implanter massivement en Chine.
Seul un repli protectionniste pourra stopper l’offensive du « Made in China » et éviter à nos entreprises d’être désignées dans la guerre économique de demain comme la cible d’un nouveau capitalisme rouge.
En conclusion :
Pour Marc Rousset, le temps de l’Europe atlantique, de la vassalisation américaine du continent aux ordres de Washington est révolu.
Seul un projet, avec une vision paneuropéenne, allant de Brest à Vladivostok est susceptible de redonner à l’Européen un sentiment de force et de puissance, de masse critique suffisante à l’échelle du globe pour éveiller un sentiment de renouveau et le sortir de son engourdissement mortel progressif.
Les Européens pacifistes et droits de l’hommiste veulent oublier et occultent délibérément les réalités ethniques, identitaires, géographiques, historiques, considérées comme des résidus du passé, alors qu’elles sont essentielles et qu’elles se rappelleront à eux très rapidement.
Une société multiethnique conduit tout droit inexorablement, au mieux à des troubles et des affrontements, au pire au chaos et à la guerre civile car il lui manque la « fraternité » sincère, réelle et profonde entre les citoyens.
Les paneuropéens doivent donc s’opposer de Brest à Vladivostok à l’immigration de masse extra-européenne, qu’elle soit asiatique en Sibérie ou musulmane et subsaharienne en Europe de l’Ouest.
Le rayonnement paneuropéen suppose la paix civile et une population non minée par des troubles interethniques, qui assure son renouvellement et son équilibre démographique par elle-même.
Mes chers amis, je ne puis que vous inviter à étudier plus profondément le livre de Marc Rousset et à vous pénétrer des perspectives qu’offre « La Nouvelle Europe » et l’axe Paris-Berlin-Moscou.
Je vous remercie.
Jean Lucat
Septembre 2011

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