A propos de la présence de Philippe Vardon au meeting de Marine Le Pen
Mercredi 14/09/2011« En tant que responsable politique local et national, il ne me semblait pas inopportun d’aller écouter le discours d’une candidate placée en seconde ou troisième position (selon les sondages) des élections présidentielles », nous dit Philippe Vardon.
Communiqué de Philippe Vardon du 12 septembre 2011
Plusieurs d’entre-vous m’ayant interrogé à propos de ma présence au meeting de Marine Le Pen, il me semble important de faire une réponse globale et claire.
Christian Estrosi s’étant élevé contre cette réunion de Marine Le Pen, il m’est apparu tout naturel de m’y rendre. Vous connaissez bien mon esprit de contradiction le concernant…
N’ayant d’ailleurs pu me rendre personnellement à la réunion que le maire de Nice organisait le matin, vous noterez que je m’y suis aussi fait représenter. En l’espèce, par 10 militants ayant brandi des pancartes et crié « Estrosi complice – pas de mosquées à Nice » tout au long de son ennuyeuse intervention. Pour celui qui voulait inviter ses amis à « UMP-land » dans une opération politicarde interne, c’est quelque peu raté…
En tant que responsable politique local et national (au sein du Bureau Politique du Bloc Identitaire, mouvement auquel Nissa Rebela est associé), il ne me semblait pas non plus inopportun d’aller écouter le discours d’une candidate placée en seconde ou troisième position (selon les sondages) des élections présidentielles. J’ai d’ailleurs entendu dans ce discours des choses intéressantes, qu’il s’agisse de la fermeté sur la question de l’immigration (abandon du droit du sol, reconnaissance de l’impossibilité de l’assimilation dans la situation actuelle, volonté d’inversion des flux migratoires et donc de retour au pays des immigrés inassimilables) ou des propositions liées à l’instauration d’une véritable démocratie à travers le referendum d’initiative populaire (au niveau local, régional et national). Et évidemment d’autres avec lesquelles mes divergences et différences restent profondes, sur la question de l’organisation de l’Etat et la question européenne.
Plus largement, le candidat identitaire (Arnaud Gouillon) lancé dans la recherche de signatures ayant annoncé hier la fin de cette démarche pour des raisons financières, non sans avoir connu un certain succès dans la première phase (près de 100 signatures ayant tout de même été recueillies), c’est aujourd’hui un autre cycle qui s’ouvre. Le Bloc Identitaire va organiser la consultation de ses adhérents et sympathisants afin d’arrêter – collectivement et démocratiquement – la position à tenir dans le cadre des échéances présidentielles.
Localement, Nissa Rebela organisera aussi sa propre consultation des adhérents.
Philippe Vardon – Porte-parole de Nissa Rebela / Membre du Bureau Politique du Bloc Identitaire
.jpg)



