M. Moreira a utilisé contre le Bloc identitaire un procédé ignoble
Mardi 13/09/2011 - Par Enquête&Débat | 13 septembre 2011Interviewé par Enquête & Débat, Fabrice Robert condamne les méthodes du journaliste Paul Moreira qui « privilégie la criminalisation des voix dissidentes au débat démocratique ».
Source Enquête&Débat 13 septembre 2011
Fabrice Robert est le responsable du Bloc identitaire. Le candidat à la présidence de la République de ce parti, Arnaud Gouillon, vient de se retirer de la course faute de moyens suffisants. Nous avons sollicité Fabrice Robert pour la première fois afin d’en savoir plus sur un reportage qui vient d’être diffusé par Canal +. Dans ce reportage, le Bloc identitaire est dépeint comme un mouvement abritant des formateurs racistes parmi ses membres. Dans le même reportage la parole est donnée à des islamistes en les faisant passer pour des démocrates.
E&D : Dans un récent reportage de Canal plus, le réalisateur Paul Moreira* montre en caméra cachée quelqu’un qu’il décrit comme “formateur du Bloc identitaire”, et qui tient des propos tombant clairement sous le coup des lois antiracistes. Quelle est votre réaction ?
L’individu en question n’est pas un formateur du Bloc. Il n’est pas non plus adhérent au Bloc ou à aucune structure annexe. Sa présence dans ce local est d’autant plus surprenante qu’à de nombreuses reprises, il s’en est pris au mouvement identitaire, en général, et aux dirigeants du Bloc, en particulier. Il appartient à une nébuleuse caricaturale qu’on peut, par charité, caractériser de « nostalgique ». Ils sont un peu le pain béni des médias et les idiots utiles du Système.« »
E&D : Pourquoi M. Moreira fait-il une relation entre cette personne et le Bloc identitaire ?
Cette personne a été invitée à présenter un livre au local des Identitaires parisiens – dans le cadre des conférences culturelles – comme beaucoup d’autres auteurs avec des sensibilités très différentes. Problème : j’ai appris trop tard l’existence de cette invitation et, à l’époque, j’avais réprimandé l’équipe locale (dont la plupart des membres ne connaissaient pas le profil du type). Mes craintes exprimées à l’époque se sont malheureusement confirmées.
E&D : Qu’est-ce que vous inspire la diffusion de ce reportage ?
Je vois qu’il a dérapé – de manière odieuse – en découvrant l’émission. Je note aussi que le journaliste qui a filmé en caméra cachée quatre actions de terrain et les soirées qui ont suivi n’a pu retenir que cela. Cela est plutôt rassurant du côté des vrais cadres du mouvement identitaire. Mais, je suis très en colère. Car ce reportage cherche à démontrer que nous avons un double discours. Ce qui n’est pas le cas.
Je pose aussi la question à M. Moreira, par votre intermédiaire : est-ce là sa conception du journalisme ? Infiltrer une personne qui va filmer des dizaines d’heures et ne retenir que quelques minutes à charge ? Le procédé est d’autant plus ignoble que le Bloc identitaire condamne, sans aucune ambiguïté, l’ensemble des principes fondateurs du nazisme, à commencer par le totalitarisme et l’antisémitisme. Il suffit de se rendre sur notre site pour connaître nos positions politiques, par exemple notre refus des « nationalismes exaltés des XIXe et XXe siècles [qui] ont entraîné les nations d’Europe dans des conflits atroces ».
A travers ce reportage, l’objectif de M. Moreira semble assez clair : utiliser l’amalgame, le mensonge et la manipulation pour tenter de discréditer le combat légitime contre l’islamisation de l’Europe. M. Moreira apparaît comme le représentant fidèle d’une certaine pensée unique qui privilégie la criminalisation des voix dissidentes au débat démocratique.
E&D : Le Bloc identitaire n’en a-t-il pas fini avec ses “vieux démons” ?
Nous n’avons pas à en finir car nous n’en avons jamais eu. 99% de nos jeunes cadres n’ont jamais milité ailleurs que chez nous. Le mouvement identitaire est régulièrement attaqué par toute une mouvance néo-nazie qui le traite, dans les cas les plus aimables, de pro-sioniste. M. Moreira, lui, a pour objectif de nous identifier à cette mouvance. Des deux côtés, on retrouve les mêmes schémas obsolètes issus des XIXe et XXe siècle. Notre époque mérite mieux.
Merci d’avoir répondu à nos questions.
*Jean Robin, responsable de cette interview et d’Enquête & Débat, a été condamné en tant que responsable des Editions Tatamis à payer 11 000€ à Paul Moreira dans le cadre d’une diffamation, cliquez ici pour en savoir plus.
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