L'Essor Savoyard témoigne de l'action des Identitaires savoyards
Jeudi 08/09/2011 - Par Essor Savoyard | Leila Lamnaouer | Jeudi 8 septembre 2011Les Jeunes identitaires s'en prennent à nouveau à la mosquée turque, titre l'Essor Savoyard
Source L'Essor Savoyard du 9 septembre 2011
Les Jeunes Identitaires ont affiché ces panneaux à une centaine de mètres de la mosquée. L'association turque avait pourtant assuré quelques mois auparavant que le financement n'était pas public.
La mosquée turque, installée zone de Vovray, fait encore parler d'elle, mais malgré elle. Elle reste la cible d'un groupuscule, proche de l'extrême droite.
Malgré les démentis de la municipalité annécienne sur un éventuel financement public, les Jeunes identitaires persistent sur leurs allégations.
Ils ne sont pas prêts à lâcher du lest. Les Jeunes identitaires savoyards font encore parler d'eux. Déjà en février dernier, sur leur blog, ils avaient affolé la toile, en affirmant qu'« un centre islamique géant » était en train de se construire dans la zone de Vovray. Interrogés, ils assuraient que s'ils avaient abordé le sujet, ce n'était pas par acte raciste ou xénophobe.
Nicolas, un des jeunes, avançait alors :
« musulmans, juifs, catholiques, on est tous pareils. Mais on souhaite savoir comment l'association a obtenu les terrains. On veut savoir si la mairie leur a donné. Mais elle refuse de nous répondre ou elle nous donne des réponses vagues. On veut savoir qui finance tout cela ».
L'Essor Savoyard avait alors mené l'enquête auprès de l'association turque "Milli Gorü", installée dans les anciennes usines Salomon. Un de ses membres, Huseyin Guveli, assurait que la mosquée n'était « pas un centre islamique, mais de centre culturel. Il sera grand en effet, mais il faut dire que la communauté se compose de 200 à 300 familles ».
L'association avait garanti que le financement était 100 % privé. Le maire, Jean-Luc Rigaut, de son côté, s'était étonné que le dossier ait ainsi été jeté sur la place publique, alors que le permis de construire avait été donné deux ans auparavant.
« Mon rôle est de trouver un équilibre et de faire respecter la laïcité en faisant cohabiter les différents cultes religieux. Le projet était conforme au plan local d'urbanisme. La municipalité édicte des règles urbanistiques et tant qu'elles sont respectées, il n'y a pas de problème ».
Et si la Ville n'a pas préempté cet espace, c'est qu'elle n'en trouvait pas légitimité.
On aurait alors pu penser que le dossier était clos. Mais les Jeunes identitaires sont revenus sur le sujet. Sur leur blog, on peut lire d'ailleurs :
« dans la continuité du tractage consistant à informer la population annécienne sur la construction d'un centre islamique géant dans leur ville, les identitaires savoyards des Allobroges ont mis en place des panneaux indicatifs aux alentours du bâtiment pour orienter les habitants vers celui-ci. Parce que tant que nous serons là, l'islam ne posera pas un autre pied sur le sol savoyard, nous continuerons à nous opposer à cette réelle agression ».
Des termes radicaux et sans ambiguïté, loin de ceux tenus par le jeune Nicolas quelques mois auparavant.
Les Jeunes identitaires sont allés jusqu'à installer des affiches à proximité de la mosquée. On peut y lire : "minaret géant à 100 m", "plus grande mosquée de France à 100 m", "financé par le contribuable"... Contactée par nos soins, l'association turque restait injoignable. Peut-être lasse de devoir se justifier à nouveau...
Leila Lamnaouer
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