Ingérence ou libertés ?
Vendredi 13/05/2011 - Par Philippe MilliauComment cette opposition entre une fausse vulgate et un vrai interdit peut-elle continuer à marcher ? La réponse s'impose : par la privation progressive, lente et douce, mais méthodique, des libertés.
Ingérence ou libertés ?
La version officielle : l'extension continue du libre échange international, l'abolition des barrières et des frontières assurent la paix, la prospérité et la liberté. Restent quelques petites zones d'ombre que les opérations à caractère humanitaire, voire militaire amènent à la raison universelle des Droits de l'Homme.
- Merci donc au grand chef de guerre BHL pour sa contribution essentielle à la mise au pas de l'odieux régime libyen.
- Merci au président Sarkozy d'avoir réglé son compte au président déchu Gbagbo
- Merci à Obama d'avoir rétabli la peine de mort universelle en tuant son ancien agent Ben Laden.
- Merci aux troupes coalisées de tenir tête aux talibans afghans, après avoir obtenu les succès que l'on sait sur les fronts irakiens et serbes.
La version interdite : s'ingérer de quelque façon que ce soit dans les drames qui touchent des continents entiers ; que dis-je s'ingérer, pire, pas même les connaître, les évaluer.....Quels sont ces drames qui engagent l'avenir, voire la vie à venir sur terre?
- La liquidation des sols arables par la pollution organisée par les trusts de la chimie (Europe, Amérique) ; conséquences probables : artificialisation génétique et/ou retour des famines..
- La folle croissance démographique non maitrisée, la population mondiale augmentant de un milliard en douze ans (Afrique, sous continent indien, Proche Orient...)
- La substitution de population par des vagues migratoires combinées à un différentiel de fécondité (Europe) ; risque de mort d'ensembles culturels et ethniques.
- Les risques écologiques majeurs pris au nom de la sacro sainte croissance (Chine, Japon, USA...)
- La casse des équilibres sociaux et d'emploi, conséquence de l'hyperfinanciarisation (les cinq continents) ; conséquences : déracinement subi, déclassements, pertes d'autonomie personnelle et du goût de vivre.
Comment ce mensonge inouï, cette opposition entre une fausse vulgate et un vrai interdit, peuvent ils continuer à marcher ? La réponse s'impose : par la privation progressive, lente et douce, mais méthodique, des libertés :
- Contrôle idéologique quasi théocratique de la pensée unique sur les programmes scolaires, culturels, associatifs, locaux.
- Asservissement médiatique au fric roi et à la bien pensance
- Arsenal juridique liberticide et criminalisation des pensées non conformes
- Interdictions préfectorales de manifester
- Surveillance quasi policière de tous nos actes, mouvements, etc (« Big brother is watching you »)
- Normalisation étatique de ce qui est « bon pour nous » (tabac, vitesse), et bientôt viandes non rituelles, pas bien du tout......ça tue, ça provoque. On va te faire faire un petit stage citoyen pour t'apprendre.
Il est une preuve historique certaine de l'instauration réelle d'un système totalitaire : c'est le passage de la contrainte systématique et permanente à une part significative d'auto-contrainte, d'auto-censure. C'est le moment où la symbiose du bourreau et de la victime s'accomplit (syndrome dit de Stockholm), c'est celui qui voit le nouveau membre d'une secte remettre ses biens matériels et moraux entre les mains de son gourou. Ce n'est pas nouveau !
Voici près de trois millénaires, face aux visions totalitaires et inquisitrices de l'Orient, nos ancêtres grecs avaient inventé la liberté, le courage, le débat. Nous en sommes toujours là, en 2011, dans cette lutte incessante pour la démocratie et les libertés. Oui nous sommes bien, nous identitaires, descendants des Grecs. Comme eux, nous croyons aux vertus de la liberté, de l'insolence voire de l'insoumission ; c'est probablement pour cela qu'une partie grandissante de la jeunesse nous rejoint. Cette jeunesse d'Europe qui ne veut pas mourir, et qui donc va vivre, selon ses rites, selon sa culture, comme elle l'entend, librement !
Philippe MILLIAU
Membre du bureau exécutif du Bloc Identitaire.
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