Sur l’interdiction de la Marche des Cochons et la riposte pour la liberté
Lundi 09/05/2011Le texte de l’intervention de Fabrice Robert président du Bloc identitaire lors de la Conférence de presse qui a eu lieu à 14h00 le 9 mai 2011 à Lyon, suite à la scandaleuse interdiction de la Marche des cochons du 14 mai par le Préfet du Rhône.
Conférence de presse du 9 mai 2011 – Lyon
Le Préfet du Rhône a donc décidé d’interdire la Marche des Cochons du 14 mai. Les raisons qu’il avance sont essentiellement de deux ordres.
D’une part, on retrouve mis en avant l’habituel prétendu « trouble à l’ordre public ». En effet, sitôt qu’a été annoncée la marche des cochons, divers partis et associations de gauche et d’extrême-gauche ont déposé une manifestation de protestation sur un parcours voisin.
Dans une démocratie normale, saine, vivante, cette contre-manifestation serait interdite et l’on demanderait à ses organisateurs de déposer une nouvelle demande avec un parcours qui ne permette pas de contacts avec la première manifestation déposée. Cette nouvelle contre-manifestation serait alors autorisée.
Mais nous ne vivons pas en démocratie et le Préfet a interdit la Marche des Cochons au prétexte de heurts probables avec les militants de l’autre manifestation. En d’autres termes, le Préfet qui est garant des libertés, et donc de la liberté de manifester publiquement, fait le contraire de la mission qui lui échoit de par les lois et interdit ce qu’il devrait autoriser et, au besoin, protéger.
D’autre part, l’arrêté du Préfet porte sur la raison même de la manifestation. Selon ce texte, manifester contre le halal, contre l’abattage rituel, contre le développement de pratiques religieuses dans l’espace public au mépris des lois, et notamment de la laïcité, serait contraire « à la laïcité de la république ». Cherchez l’erreur ! Il serait intéressant de demander à des juristes d’étudier de près cette vision préfectorale très particulière de la laïcité.
S'il est condamnable de « dénoncer une pratique religieuse », il faudrait alors également interdire les manifestions de « Ni putes ni soumises » contre l’excision, la polygamie, les mariages forcés ou bien encore les manifestations contre la visite du Pape !
Dans le même temps, le préfet trouve sûrement consensuel le prochain séminaire de la très républicaine Grande Mosquée de Lyon du 28 mai 2011, dont l’invité vedette est un théoricien du djihad offensif, Said Ramadan Al-Bouti, bien connu des spécialistes de l’islamisme. Cet individu prône notamment l’action secrète subversive pour renverser les gouvernements mécréants quand le djihâd offensif ne peut tourner à l’avantage de l’islam. Ce séminaire semble donc correspondre au concept de la laïcité vantée par le Préfet.
Interdire à des Français et à des Européens de manifester dans une rue de Lyon pour protester contre l’islamisation de la France, c’est de façon très symbolique mais aussi très concrète, interdire à la France et aux Français de défendre leur identité, c’est donc, au fond, l‘interdiction de la France.
Nous sommes donc en droit de nous poser certaines questions.
N'a-t-on pas le droit, en France, d'être opposé à un mode d'abattage sans étourdissement préalable, contraire à la loi qui avait réussi à éviter d'inutiles souffrances aux bêtes d'abattoir ?
N'a-t-on pas le droit, en France, de ne pas vouloir subventionner indirectement une religion qui n'est pas la sienne, ce qui est le cas quand on mange halal ?
N'a-t-on pas le droit, en France, de vouloir voir perdurer notre tradition culinaire qui fait une large place à la viande de porc ? Où est la "provocation" dans ces revendications légitimes ?
Il s’agit de la part de ce Préfet qui, en fait, n’est que l’instrument de l’Etat et du gouvernement Sarkozy, d’une véritable provocation.
Cette affaire va permettre d’ouvrir les yeux de nombreux Lyonnais et Français. Elle a déjà le mérite de mettre cette pseudo-République devant ses contradictions. Interdire toute critique de l’Islam au nom de la laïcité ! Il fallait le faire et le Préfet du Rhône vient d'inscrire son nom dans le grand bêtisier de la fonction publique.
A travers l’envahissement du Quick Halal, l’apéro saucisson-pinard ou encore les Assises sur l’islamisation, le Bloc identitaire a démontré qu’il était en première ligne dans le combat contre l’islamisation de la France.
Si l’islam fait autant parler de lui, c’est parce que l’islamisation est une réalité ! Des millions de Français la subissent chaque jour et n’en peuvent plus. Et les actions que nous avons menées ont toujours rencontré l’adhésion très largement majoritaire des Français présents.
Nous voyons bien que nous sommes aujourd’hui dans un rapport de force avec les Musulmans. D’année en année leurs revendications sont de plus en plus nombreuses, d’année en année leur nombre est plus important.
Acheter du halal, c’est financer l’islam, ses imams, ses mosquées.
Afin d’en finir, avec cet état de fait, nous réclamons plus de transparence sur la question du halal car l’information du consommateur est un droit. Nous voulons que soit mise en place une traçabilité du halal. Les non-musulmans n’ont pas à suivre les préceptes d’une autre religion par omission.
Face à l’offensive menée contre le porc dans certains établissements, nous disons simplement qu’il n’est plus question de subir des interdits alimentaires qui ne nous concernent pas. Nos enfants ne doivent plus être les otages des revendications communautaristes et religieuses.
Nous prenons donc acte de la décision du Préfet concernant la Marche des Cochons.
Mais nous appelons tous les citoyens soucieux des libertés publiques et démocratiques à nous rejoindre pour un grand rassemblement autour de la défense de la liberté d’expression.
Ce rassemblement se tiendra samedi 14 mai, place Saint-Jean à Lyon, à 14h30.
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