Commune de Paris : nous sommes tout simplement leurs descendants !
Mercredi 30/03/2011Pour le Projet Apache : « Parisiens, nous nous définissons avant tout comme leurs héritiers ... car la Commune n’est ni de droite ni de gauche, elle est Parisienne et appartient désormais à notre Histoire, à celle de son peuple ! »

Alors comme ça on n’aurait pas le droit de faire une exposition photos sur la Commune de Paris ? Certains nous accusent de commettre un « hold-up » sur la mémoire des communards … Nous tenons à rassurer nos détracteurs, nous ne faisons pas une tentative de récupération politique de la Commune de Paris. Il serait ridicule, comme le font de nombreux groupes de dinosaures gauchistes, d’avoir l’esprit bloqué en 1871 et de rejouer les barricades de la semaine sanglante. Car il y a une chose qui nous différencie de beaucoup d’autres : nous ne voyons pas la société avec les lunettes du XIXème siècle ou même du XXème siècle. Nous tenons tout simplement en tant qu’Identitaires Parisiens à commémorer et à comprendre cet événement majeur de l’histoire de Paris.
La Commune de Paris est difficilement définissable du point de vue de la politique contemporaine, car elle mêle différents courants socialistes, patriotes, fédéralistes, autonomes, républicains, laïcs voire même parfois anti-catholiques mais toujours farouchement parisiens ! Et c’est bien le plus important : Parisiens, nous nous définissons avant tout comme leurs Héritiers. Nous n’avons aucun droit sur ceux qui se sont sacrifiés entre mars et mai 1871, nous ne sommes par non plus leur fidèles disciples, nous sommes tout simplement leurs Descendants. Nous acceptons tout de notre histoire parisienne, française et européenne, les bons comme les mauvais côtés. Par contre nous n’acceptons pas cette maladie contemporaine de la repentance à tout va, en ne se focalisant que sur les points noirs. Ou son exact opposé, du « droit d’inventaire », si cher à Lionel Jospin, de ne picorer dans son arbre généalogique et politique que les choses les plus intéressantes, quitte à camoufler ou faire disparaître les « erreurs » du passé.
Car qui peut concevoir que des amoureux fous de Paris se soient conduits en véritables barbares avec une ville qu’ils chérissaient tant ? Et d’un autre côté, comment ce peuple de Paris que l’on présente dans les médias comme de « gauche » a-t-il pu endurer la faim et la mort pour l’honneur de sa Patrie, la France ? Gardons nous de tomber dans le piège d’une vision manichéenne des choses. Il serait ridicule, nous l’avons dit, de s’arroger cette page de l’Histoire parisienne comme l’a fait la Gauche pendant des décennies. Un seul exemple : Thiers, le grand liquidateur des Communards (plus de 17 000 !) sera acclamé par le peuple … de Gauche lors de ses obsèques en 1877 !
Car la Commune n’est ni de Droite ni de Gauche, elle est Parisienne et appartient désormais à notre Histoire, à celle de son peuple !
Tout cela nous semble évident mais certains esprits chagrins n’ont pas compris qu’il n’y a pas encore de label AOC pour la Commune. Tels des « momies » ou des « pantins », c’est selon, la Mairie de Paris les ressort à l’occasion des commémorations. Il n’y a pas de danger, ils sont tellement caricaturaux, avec le cerveau bloqué en mai 1968 plutôt qu’en mai 1871, que l’esprit de la Commune peut continuer à s’éteindre à petits feux, au plus grand profit des partisans du « système à tuer les peuples » …
Cette année, nous fêtons le 140 ème anniversaire, et que font ces instances de gauche qui s’arrogent le droit de donner des brevets de bonne conduite communarde ? Rien ! Le journaliste Jacques Julliard fait ce constat accablant : « La France de gauche, unanime, s’apprête à ne pas célébrer la grande insurrection prolétarienne et à troquer le temps des cerises contre celui des peaux de banane ».
Nous ne savons pas pourquoi la Mairie de Paris ou les différentes mairies d’arrondissement ont choisi délibérément de faire le minimum pour ces commémorations. Il y a peut-être la honte d’avoir rejoint le pouvoir de l’argent et l’esprit Versaillais dans un Paris actuel qui, prix obligent, semble avoir perdu l’esprit populaire qui l’animait jadis. Ou tout simplement que les hommes politiques comme les militants ne comprennent pas la Commune. Car si nous nous voulons leurs Héritiers, dans le sens familial (de filiation, une sorte de lien charnel qui traversent les époques), j’ai bien peur que pour bon nombre de nos contemporains ce lien ne se soit cassé ! Il n’y a rien d’irrémédiable, pour restaurer ce lien, il suffit d’un peu de volonté, de vouloir se « ré-identariser ». En tout cas, nos concitoyens ne comprennent pas que la justice sociale va de pair avec l’amour de sa Patrie et l’enracinement. Ils ne comprennent pas le sens des mots sacrifice pour sa terre, ou solidarité pour sa communauté.
A nous de leur rappeler ces valeurs fondamentales !
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