Yann Vallerie présente les raisons de sa candidature
Vendredi 25/02/2011Le candidat identitaire de Jeune Bretagne dans le canton de Fouesnant souhaite apporter un grand bol d’air et peut être un appel à aller voter pour un autre projet de société (entretien)
Vous avez annoncé la semaine dernière votre candidature à l’élection cantonale de Fouesnant. Pourquoi Fouesnant ?
Nous avons choisi le canton de Fouesnant car j’y réside (à temps partiel) ainsi que plusieurs militants. Il nous a paru important, pour le développement de nos idées localistes, d’investir un champ politique que nous connaissons bien. En outre, le canton de Fouesnant symbolise bien l’image de la Bretagne enracinée que nous prônons. Une Bretagne entre terre et mer, une Bretagne des villes moyennes, à taille humaine. Une Bretagne encore préservée des maux des grandes cités urbaines.
Vous êtes le seul candidat présenté par Jeune Bretagne à ces cantonales. Pourquoi ?
Nous ne nous présentons pour le moment que sur un seul canton car nous n’avons pas pour vocation à faire dans le « tout électoral » et à consacrer l’ensemble de notre logistique militante sur le terrain des élections. Nous avons prévu de nombreuses autres activités et actions durant ce premier semestre, de Nantes à Brest, et nous souhaitons utiliser seulement une petite partie des effectifs militants pour ces élections cantonales.
Enfin, cette candidature aux élections cantonales est avant tout une rampe de lancement qui permet et permettra à de nombreux militants d’acquérir la formation nécessaire à une future candidature aux élections législatives.
Si demain vous êtes élu conseiller général, en quoi consisteront les chantiers que vous souhaiterez mener à bien sur ce canton ?
Tout d’abord, il faut rappeler à nos lecteurs que l’élection cantonale de mars 2011 sera valable uniquement 3 années. En effet, à partir de 2014 et de la réforme des collectivités territoriales, un seul et même élu représentera les territoires au conseil général et régional. Je vous laisse déjà imaginer les conséquences dramatiques de cette fusion, qui ne permettra bien évidemment plus aucun travail sérieux, les conseillers généraux et régionaux d’aujourd’hui étant déjà plus que débordés avec leurs compétences propres et avec souvent le cumul de leur étiquette de maires.
Nous nous élevons contre cette réforme qui vise une nouvelle fois à rationaliser, à faire des économies, au détriment d’un réel service public de proximité, au détriment d’une politique localiste nécessaire à la survie de nos territoires.
Au conseil général, nous rappellerons notre opposition à cette réforme et travaillerons avec celles et ceux qui souhaitent développer une alternative de proximité.
On parle beaucoup de mondialisation, de délocalisations et de relocalisations. Que proposez- vous dans ce domaine ?
La mesure phare que nous souhaitons développer sera en effet celle de la relocalisation. Relocalisation humaine, économique et sociale, par une politique de baisse des impôts et de hausse des aides en faveur des jeunes et des entrepreneurs finistériens afin qu’ils puissent se maintenir et se développer de façon durable dans le département.
Aides à l’installation, aides au logement, aides au développement de l’artisanat et des PME-PMI du secteur. Il s’agit d’éviter le drame de la délocalisation, de l’exode de notre jeunesse notamment vers les grandes villes, vers les grands centres urbains. Donnons-nous les moyens de maintenir et de faire accroitre l’emploi dans nos cantons, par une politique d’incitation.
Une population qui travaille sur son canton, c’est un service de proximité qui se maintient, c’est une vie associative, culturelle et économique qui se développe.
Quelle importance accordez-vous à la langue bretonne ?
Nous souhaitons que la langue bretonne s’impose dans le département comme un vecteur de dynamisme et de prospérité économique. Bilinguisme dans les services publics territoriaux, développement de la langue bretonne à l’ensemble des établissements scolaires relevant de la compétence du conseil général. Travail avec les élus de terrain pour faire de la Bretagne et plus particulièrement du Finistère un véritable pôle attractif et bretonnant. Ce critère de l’aide au développement de la langue bretonne et des intérêts bretons devra être pris en compte dans l’attribution des subventions aux associations.
La montée de l’insécurité semble être aussi une de vos préoccupations ?
Tout à fait. Dans ce domaine nous souhaitons mettre en place une collaboration active entre gendarmerie (police) élus et population afin d’endiguer les fléaux que sont la drogue et l’insécurité et qui, partant bien souvent des grands centres urbains, ont tendance à venir pourrir l’atmosphère jusque dans nos campagnes. Impliquer les habitants dans ce combat en les responsabilisant, en leur donnant la possibilité d’agir et d’alerter les autorités concernées sur des faits de délinquance manifeste dans leurs communes.
Quelles ont été les réactions des habitants à l’annonce de cette candidature nouvelle et Identitaire ?
Nous travaillons sur le terrain depuis quelques temps déjà et nous pouvons déjà dire que ce qui plaît aux gens, c’est la nouveauté, la fraîcheur de cette candidature.
Habitués depuis des années à voir la gauche et la droite mener une partie interminable de ping-pong, les habitants du canton de Fouesnant voient dans ma candidature, qui refuse de se situer sur un échiquier politique traditionnel, un grand bol d’air et peut être (je l’espère) un appel à aller voter pour un autre projet de société, un autre projet politique, dans un système si cadenassé jusqu’à présent.
Quel résultat pensez-vous faire ?
Nous verrons au soir du 20 mars (1er tour) si notre candidature aura su séduire les électeurs. Quoi qu’il en soit, cette campagne est passionnante, formatrice et laisse présager de nombreuses autres campagnes à venir pour les identitaires bretons. On peut retrouver toute notre actualité sur www.jeune-bretagne.com et nous contacter au 06-01-06-08-58 si vous souhaitez avoir plus d’informations sur l’association ou sur notre campagne électorale.
L'équipe Jeune Bretagne
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