Discours

Discours de Richard Roudier à Béziers, le 20 novembre 2010

Discours de Richard Roudier à Béziers, le 20 novembre 2010

Lundi 22/11/2010

René Galinier est I N N O C E N T

Parlant des Roms, l'ancien ministre du logement PS Louis Besson vient de dénoncer à Troyes l'application par seulement la moitié des communes concernées de sa loi sur l'accueil des populations itinérantes, promulguée il y a dix ans. « A ce jour, la loi de la République n'est pas appliquée partout, seule la moitié des emplacements qui devaient être créés conformément à la loi, l'ont été », a constaté l'ancien ministre socialiste, « Si la France est le pays d'Europe qui compte le plus de personnes itinérantes, c'est aussi parce que la non-application de la loi ne leur permet pas de s'arrêter » a poursuivi M. Besson. Moi je dirais plutôt que c'est parce que la soupe est bonne et parce que les kollabos estampillés autorités morales ont élevé dans ce pays la xénophilie au rang de vertu.

Le peuple français n'a pas été consulté à l'occasion de l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l'Union Européenne le 1er janvier 2007. Tous nos politiques connaissaient l'état de délabrement de l'économie de ces deux pays ainsi que leur niveau de corruption et leur gestion approximative de leurs problèmes intérieurs. Lors de l'adhésion de ces deux pays, une clause de sauvegarde de trois ans avait été incluse dans le texte permettant de suspendre leur adhésion. Or, cette close est frappée de forclusion, par l'inertie de nos politiciens, et nous avons 30.000 roms au bas mot sur le territoire national à qui nous payons tous les ans des vacances en Roumanie. N'oublions pas que Nicolas Sarkozy était ministre de l'économie et des finances en 2004 et ministre de l'intérieur en 2005 et 2006 et qu'il prétend aujourd'hui avoir réglé la question des Roms. Tous les français se rendent compte que son kärcher rétrécit à vue d'œil et je me tiens à sa disposition pour indiquer à ses services la présence de camps illégaux (pléonasme) dans le département de l'Hérault en bordure de l'autoroute.

Mais qui dit Rom, dit Galinier, puisque c'est par eux que le scandale est arrivé et le scandale c'est que l'on ait osé mettre un innocent en prison… et je répète à ceux qui ne voudraient pas entendre, René Galinier est I N N O C E N T et je ne vais pas rater l'occasion alors que je me trouve sous les murs du magnifique beffroi de l'Hôtel de Ville érigé en 1746 pour m'étonner du silence assourdissant du premier magistrat de la ville, sénateur de l'Hérault, qui a raté l'occasion d'aller visiter René Galinier à la maison d'arrêt distante de quelques kilomètres. Peut être ignorait-il que l'article 719 du Code de Procédure Pénale autorisait tout parlementaire à visiter, sans autorisation, un détenu dans n'importe quelle prison de la république.

Ouvrez bien vos oreilles … Le juge devant lequel a été présenté René Galinier le 5 août 2010 a prononcé d'emblée cette phrase incroyable qui résume la portée de toute l'affaire : « il est difficilement concevable qu'on se fasse justice soi-même et qu'un geste, fût-il d'autodéfense, reste répréhensible et justifie la détention »… René Galinier, 73 ans, sera immédiatement écroué à la maison d'arrêt de Béziers. Je tiens à faire remarquer que le juge venait de faire évoluer à rebours le caractère « exceptionnel » de la détention provisoire et le « fameux principe de la présomption d'innocence » en déclarant qu'un acte d'auto-défense justifiait la mise en détention provisoire, alors que jusqu'à présent n'étaient pris en compte que les trois critères que chacun connait en matière de détention provisoire :

  • la possibilité de pression sur les témoins ou les victimes
  • la capacité de non-représentation et
  • le trouble à l'ordre public

alors que dans le cas de René Galinier, l'émotion publique ressentie dans 90 % de la population, jusqu'au plus haut niveau de l'État, venait de sa mise en détention.

Je rappelle pour la bonne bouche que deux jours auparavant le braqueur présumé du Casino d'Uriage, Monsif Gabour, qui s'était mis en cavale pendant un mois et demi, avait été remis immédiatement en liberté et qu'avant hier, un juge des libertés au tribunal de Bobigny a remis en liberté trois présumés trafiquants de drogue qui avaient été trouvés en possession de 3,5 kg de cannabis, de 1,5 kg de cocaïne, d'une Kakachnikov, d'un pistolet automatique et de cent cartouches. Selon les sources policières, la magistrate aurait répondu aux policiers abasourdis qu'il ne s'agissait pas de « membres importants d'un réseau de trafiquants ». Les Inconnus avaient fait un sketch il y a dix ans …le chef des flics ordonne : « Vous m'arrêtez les trafiquants en possession de shit, de cocaïne et d'héroïne ! Le policier répond : Zut ! j'en ai relâché un, il avait du shit, de la cocaïne, mais il avait pas d'héroïne… » Les Inconnus en avaient blagué, un magistrat l'a fait… On nage en plein dans la subjectivité au même titre d'ailleurs que dans l'affaire Galinier, mais à l'envers : d'un côté on trouve toutes les excuses à deux balles : « Ce sont des jeunes, parqués dans des banlieues insalubres, en proie au mal être et pré-destinés au chômage », de l'autre côté on nous dépeint un vilain raciste qui a tiré sur des migrants « dont la France en déclin démographique a besoin pour payer ses retraites ». Précision importante, aucune des deux voleuses n'a été poursuivie par la justice française. C'est tout simplement une représentation d'Ubu au pays de Thémis…

Mais au delà de cette incarcération scandaleuse, qui transforme, avant tout jugement une victime en coupable, c'est la notion de légitime défense qui est aujourd'hui remise en cause, puisqu'on nous oppose en permanence la notion de proportionnalité dans la riposte. Or, comment peut on savoir, lorsqu'on surprend chez soi, dans la pénombre, des cambrioleurs, quelles sont leurs intentions ... doit on entamer un dialogue et leur demander s'ils vont vous  « saucissonner » et vous brûler la plante des pieds, doit on exiger qu'ils vous indiquent s'ils sont armés, doit on leur demander dans quelle catégorie sont classées leurs armes ??? Ce ne sont pas des questions anodines, puisque dans le temps imparti de trois secondes la victime aura le choix …
1°) de dégainer un opinel,
2°) un tire bouchon
3°) une tapette à mouches.

Mon ami d'enfance Alain B. d'Alès, avec qui j'ai fais mes études, à deux pas d'ici, au Lycée Henri IV de Béziers, 68 ans, diabétique, n'a pas eu le temps de poser la question aux deux jeunes encagoulés qui ont fracassé la baie vitrée de sa salle à manger avant de le rouer de coups et de lui travailler le ventre au tournevis dans l'espoir de lui faire avouer où il détenait son magot. Magot que ce petit retraité n'avait d'ailleurs pas et qui n'existe que dans les fantasmes des voyous ou chez le facteur adepte de la 4ème internationale.

C'est cette notion de proportionnalité de la riposte, interprétée avec fantaisie pendant des années par la jurisprudence qui permet aujourd'hui de déférer en cours d'assises de braves gens qui n'ont fait que défendre leur vie, celle de leurs proches ou leurs biens. J'ai même entendu sur une radio, interrogé sur l'attitude à tenir en cas d'agression pour vol, un magistrat répondre : « Laissez faire, mettez vous dans une autre pièce et appelez la police… » Vision irénique de la société de novembre 2010 « ici et maintenant » par des bobos qui vivent dans des quartiers protégés. Ont-ils jamais osé penser qu'il pourrait exister chez les agressés une excuse d'excitation légitime. La jurisprudence ne devrait jamais pouvoir contredire une loi, même si le juge a la liberté de l'interpréter. Aujourd'hui s'il n'y a plus de légitime défense, alors instaurons le principe d'une défense légitime.

N'oublions pas que la sécurité du citoyen est un « droit naturel et imprescriptible de l'Homme » d'après la déclaration des Droits de l'Homme du 26 août 1789. Mais qui va faire respecter ce droit, si les gens qui sont sensés nous gouverner sont incapables de protéger leurs propres agents de première ligne, qu'ils soient policiers, enseignants, ambulanciers ou pompiers …

Nous le répétons inlassablement : c'est une mésaventure qui peut arriver demain à n'importe qui. Souvenons-nous en octobre 2006 : René D., ce commerçant qui abat chez lui un de ses agresseurs après l'avoir désarmé de haute lutte et qui sera placé en détention provisoire… Souvenons-nous du professeur de Juvignac qui a tué dans une lutte à mains nues le voyou qui s'était introduit par effraction chez lui de nuit et qui voulait immoler sa famille avec un jerrikan d'essence … Ce professeur, qui vient de bénéficier d'un non lieu a vu sa vie pourrie pendant une année par une mise en examen… et ce n'est peut être pas fini puisque un membre de la famille de l'agresseur vient, toute honte bue, d'interjeter appel. Souvenons-nous de l'affaire de Frédéric G, gendarme de Saint Hippolythe du Fort dans le Gard, renvoyé devant la cour d'assises de Nîmes, finalement acquitté mais dont la vie a été brisée comme tant d'autres. Mais au moins ceux là qui se sont défendus sont aujourd'hui en vie.

Il n'en est pas de même pour Pierrot Confort, 69 ans, battu à mort par trois romanichels venus sur ses terres pour le dépouiller de quelques piquets de vigne. Ce n'est pas le cas non plus de la buraliste de l'Aiguelongue à Montpellier lardée de coups de couteaux dans sa boutique, quelques jours seulement après l'incarcération de Galinier. Ces deux là ne se sont pas défendus… qu'ils reposent en paix…

L'article 122-5 du Code pénal stipule que n'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte. L'article 126-6 précise qu'est présumé avoir agi en état de légitime défense, celui qui accomplit l'acte : pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité. Ou pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.

Ce sont là trois restrictions inacceptables que les malfaisants qui connaissent souvent les lois mieux que les petits français utilisent à leur profit pour commettre leurs méfaits … Ces restrictions, qui témoignent d'une préférence voyoucratique, nous ne les retrouvons pas dans les autres pays d'Europe, que ce soit en Allemagne ou aux Pays Bas. Et encore pouvons-nous constater dans l'affaire de Juvignac que les circonstances « de nuit » et de « riposte proportionnée » n'empêchent pas les poursuites.

Le Parlement italien n'a semble t'il plus de ces pudeurs de rosières, qui a approuvé, il y a quelques semaines, par un vote, la légalisation de la légitime défense en cas d'agression, une mesure réclamée par le parti populiste de la Ligue du Nord. Le texte a été approuvé à bulletin secret par 244 voix contre 175. Aux termes de cette loi, toute personne qui se trouve dans sa maison ou sur son lieu de travail et se sent agressée ou menacée, ou croit ses biens attaqués ou menacés, peut réagir en utilisant les armes détenues légalement... Sa réaction sera toujours considérée comme proportionnée et lui évitera d'être condamné. La loi annule la notion « d'excès de défense » qui pouvait conduire devant les tribunaux. Comme dans d'autres domaines, nous avons tout intérêt à regarder au delà de la ligne immaculée des Alpes et ce que nos camarades italiens ont fait, il nous appartient à nous de le faire.

Lors de la dernière manifestation de Nissan, à un journaliste qui m'objectait que le maire de Nissan ne souhaitait pas la présence d'étrangers au village (évidemment c'était de moi qu'il s'agissait alors que mon aïeul a construit le musée d'Ensérune)… je répondais « Ce n'est pas ce personnage guignolesque entouré de petits notables de comices agricoles, qui ont laissé s'installer un camp illégal sur leur commune, qui vont me dicter ma conduite. Je suis chez moi dans toutes les villes et villages de mon pays. L'affaire Galinier n'est pas un fait divers local, c'est un scandale national. »

Si je vous ai convaincus que René Galinier est innocent alors, il doit rentrer chez lui et les poursuites engagées à son encontre abandonnées ! Mais, au-delà du fait divers, les Identitaires ont la ferme intention de porter, sur la place publique et jusqu'au Parlement, la question récurrente de la légitime défense, droit fondamental, aujourd'hui vidé de sa substance par la jurisprudence. Nous allons nous battre dans les semaines à venir pour faire adopter la présomption de légitime défense et l'abandon de la notion de proportionnalité dans les cas suivants :

  • Dans le cas de la violation du domicile de jour comme de nuit
  • Dans le cas de la défense des biens au domicile et pour les commerçants sur le lieu de leur travail
  • Ainsi que pour les professions de première ligne : enseignants, policiers, pompiers, agents de sécurité, ambulanciers, infirmiers dans l'exercice de leurs fonctions

Enfin nous allons exiger l'éradication des zones de non-droit, que ce soit celles des villes comme celles des champs car personne ne doit oublier que dans ce beau pays nous voulons rester…

Maîtres chez nous … Maîtres chez Nous … Maîtres chez nous …

Béziers le 20/11/2010

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