Oskar Freysinger, l’homme du non aux minarets, s’adresse aux Alsaciens
Vendredi 12.03.2010Oskar Freysinger, conseiller national suisse de l’UDC, est l’initiateur de la votation suisse anti-minarets de novembre 2009, approuvée par le peuple suisse à plus de 57 % des voix. Il a adressé à Alsace d’abord, le mouvement régionaliste conduit par Jacques Cordonnier aux élections régionales de dimanche, un message de soutien, qui s’adresse à tous les Alsaciens. En voici de larges extraits.
« Chers amis alsaciens,
Permettez-moi, afin d’étayer votre combat pour votre liberté et vos racines, de partir d’une injonction de la Bible : « Aime ton prochain comme toi-même », dit le Seigneur. Ni plus, ni moins, comme toi-même ! Cette phrase, si simple d’apparence, est bien la plus difficile d’application qui soit.
Car comment voulez-vous aimer l’autre si vous ne vous aimez pas vous-mêmes ? En compensant, peut-être ? En tentant d’aimer l’autre plus que vous-mêmes ?
On a vu ce que ça a donné dans le passé, cet amour débordant : des débordements de sang, l’amoncellement des cadavres de tous ceux qu’on aimait trop pour les laisser vivre dans l’ignorance et le pêché et qu’on a donc renvoyés prématurément à leur créateur.
Depuis, l’Eglise chrétienne s’est guérie de ces errements. Il est donc d’autant plus étrange qu’elle les tolère chez d’autres, sous couvert de respect pour la différence culturelle et la liberté confessionnelle.
« Aime ton prochain comme toi-même ! » dit le Seigneur. Mais se peut-il que certains soient plus prochains que d’autres ? Que les prochains venus de loin soient plus frères que les proches dont on s’est peu à peu éloigné ? Car enfin, le fait de fermer les yeux sur les abus du prochain venu de loin que l’on attire par le grand aspirateur d’amour qui nous tient lieu de conscience n’est-il pas en même temps un signe de manque d’amour pour le prochain tout proche qui va souffrir de ces mêmes abus ?
En quoi le dealer kosovar est-il plus mon prochain que le jeune Suisse drogué ? En quoi le braqueur importé est-il plus mon prochain que le commerçant qui tremble devant son bras armé ? En quoi le minaret et le voile seraient-ils plus dignes de protection et de considération que la femme que l’on force à se faire exciser durant ses vacances africaines, que l’on contraint à épouser un mari qui ne lui inspire que dégoût et qui la viole tous les soirs en parfaite adéquation avec la charia ?
« Aime ton prochain comme toi-même », dit le Seigneur. Et encore : « J’avais faim, et tu m’as nourri ! J’avais soif, et tu m’as donné à boire ! J’avais froid et tu m’as donné un toit ! » Cela est juste et cela doit être à jamais la ligne de conduite de tout bon chrétien.
Mais le seigneur n’a jamais dit : « J’avais besoin de pouvoir, et tu m’as donné des armes ! Je n’avais qu’une femme, tu m’en as donné deux autres ! J’avais besoin d’argent, tu m’as trouvé des clients pour ma drogue, je n’avais qu’un misérable clocher, tu m’as donné une forêt de minarets ! »
Frères chrétiens, je veux bien aimer mon prochain, même le criminel le plus endurci, pour peu que l’amour sincère que je lui porte ne signifie pas l’humiliation, la désolation et le désespoir pour d’autres prochains qui méritent également mon amour.
L’angélisme n’est pas une preuve d’amour, mais un signe d’indifférence, une sorte de bave amoureuse universelle bien commode mais déconnectée de toute responsabilité réelle.
Celui qui aime doit être exigeant et ferme, non pas envers l’autre dans son essence humaine, qui doit être acceptée telle quelle, mais envers son comportement. Car tolérer l’intolérable, c’est regarder sans voir, c’est aimer sans vouloir connaître, donc ne pas aimer du tout.
Aimer l’imam, c’est le forcer à respecter la culture qui l’accueille, c’est le contraindre à aimer ceux qu’il a qualifiés de chiens d’infidèles, c’est l’obliger à reconnaître comme son égale la femme à ses côtés qui donne vie et espoir au futur !
Aimer le dealer kosovar, c’est combattre la mafia albanaise et la poudre blanche qu’elle jette aux yeux des bien-pensants.
Aimer son prochain, c’est lui permettre d’être indépendant et fier, et non pas d’en faire un numéro dans les statistiques de l’assistance sociale qui ne sert qu’à engraisser quelques gauchistes si généreux avec l’argent des autres.
Aimer son prochain, c’est être sévère, mais juste. Le reste n’engendre que haine et chaos.
Evidemment, on va me rétorquer que le Christ nous invite, lorsqu’on nous frappe sur une joue, à tendre l’autre joue. C’est un sage conseil que j’ai déjà eu l’occasion d’appliquer avec succès.
Mais pour pouvoir tendre l’autre joue, il faut d’abord rester en vie.
Or, lorsqu’on vous tire une balle dans le front, quel autre front voulez-vous tendre ? Lorsque vous avez donné votre vie pour satisfaire la haine d’un terroriste islamiste, quelle autre vie allez-vous pouvoir offrir à vos prochains ? Ah oui, vous aurez au moins gagné la vie éternelle et après vous et provoqué le déluge ici-bas, mais qu’importe puisque vous n’y serez plus.
C’est une option, j’en conviens, ce n’est cependant pas la mienne.
Car en ce qui me concerne, je considère que mes enfants, mes proches, mes concitoyens méritent mieux que ma deuxième joue tendue si je peux désarmer l’agresseur. Ils méritent mieux que mon angélisme béat si je veux qu’ils vivent en paix avec l’autre, avec Xenos, celui à qui nous avons généreusement ouvert la porte pour qu’il devienne une part de nous-mêmes, pour qu’il devienne réellement un prochain à aimer.
Je ne lui demanderai pas de se renier, de ramper, d’effacer ce en quoi il diffère de moi. Mais je lui demanderai le respect pour ma propre différence de prochain, pour la culture, les lois et les coutumes qui l’accueillent en son sein.
[…]
Je vous sais responsables, chers amis alsaciens, et je suis de tout cœur à vos côtés dans votre juste combat. »
Oskar Freysinger



