Le parti Alsace d'abord est sur le front
Vendredi 12/02/2010Un article paru dans le journal 20 Minutes du 12 février 2010.
« Renouvelé, rajeuni, dynamisé, libéré, motivé. » Rien que ça ! Le parti régionaliste Alsace d'abord « entend créer la surprise » aux élections régionales de mars prochain. Jacques Cordonnier, le chef de file, l'a répété hier à l'occasion de la présentation de sa liste. « En 2004, lors des dernières élections régionales, nous avons obtenu 9,4 % des suffrages. Nous étions à deux doigts des 10 % et nous n'avons donc pu nous maintenir au second tour. Mais en 2010, nous tablons sur 12 % des voix. »
Refus des minarets et préférence locale à l'embauche
Le seul sondage publié jusqu'à maintenant, réalisé par l'institut Ifop pour L'Alsace et Paris Match, crédite le mouvement régionaliste et identitaire de 4 % des intentions de vote. Un résultat que Jacques Cordonnier a souhaité relativiser : « Assez traditionnellement, les sondages sous-évaluent le score d'Alsace d'Abord. Et puis, il nous reste encore cinq semaines pour convaincre les Alsaciens. » Et pour faire la différence, le parti régionaliste mise sur une liste « jeune » – neuf colistiers ont moins de 26 ans – et sur « la vigueur et la régularité de sa campagne ». « Depuis le 1er janvier, nous avons distribué des dépliants dans les boîtes aux lettres et envoyé une lettre à chacun des 13 500 élus alsaciens. Près de 300 ont pris contact avec nous », s'est félicité Jacques Cordonnier.
Parmi ses thèmes de campagne, Alsace d'abord met en avant le refus de l'extension à l'islam du droit concordataire, l'interdiction de la construction de minarets, la fusion de la région et des départements et la préférence locale à l'embauche. Un programme qui ressemble sous bien des aspects à celui du FN même si Jacques Cordonnier s'en défend. « Nous ne mettons pas dans le même sac, comme le fait le FN, les Marocains, les Turcs et les Espagnols. Pour moi, un Allemand ou un Espagnol n'est pas un étranger mais un ressortissant européen. » S'il ne parvient pas au second tour, Alsace d'abord n'appellera pas à voter Front national. De son côté Patrick Binder, tête de liste FN, qui a présenté sa liste mardi soir en présence de Jean-Marie Le Pen appelle au « vote utile dès le premier tour. Cela ne sert à rien de voter pour des listes qui n'atteindront pas les 5 % », a-t-il indiqué.
Sonia de Araujo
.jpg)



