Discours

Campagne : Identité-Solidarité-Puissance

Mercredi 13.05.2009

Discours de Fabrice ROBERT lors d'une réunion à Strasbourg (le 13 mai 2009) dans le cadre de la tournée des Européennes.

Chers amis,

Avant d'aborder le thème de cette réunion, je voudrais dire quelques mots à propos de la tournée des Européennes que les Identitaires organisent durant ce mois de mai et qui se poursuivra encore durant la première semaine de juin.
Au total, ce sont 10 réunions publiques et diners-débats qui seront animés par 18 personnes en seulement 4 semaines. Loin de moi l’idée de pousser un cocorico qui serait ridicule au regard de ce que peuvent faire des partis plus riches ou plus anciens que le mouvement identitaire. Mais, tel quel, cet effort organisationnel, cet effort militant, témoignent d'une montée en puissance des Identitaires.
Nous allons intervenir à Bordeaux, Nice, Lille, Nantes, Strasbourg, Paris, Clermont, Rouen, Marseille, Nîmes. De même que ces dernières semaines, nous avons parlé à Tours, Aix-en-Provence, Angers, Montpellier, Bourges, dans le Lyonnais ou dans le Tregor breton.

Pour un jeune mouvement, une telle activité de terrain représente un gros investissement financier et militant. C'est aussi la preuve d'une réelle existence, hors du monde d’internet, la preuve que les Identitaires existent désormais en tant que structure à l’échelle nationale. C'est la preuve aussi que les Identitaires n'ont besoin de personne pour exister, pour progresser, en un mot, pour être. Certes, beaucoup reste à faire, d’aucuns diront l’essentiel, mais, tel quel, nous sommes en phase  d’ascension et d’ascension rapide.

J'insiste, ce n'est pas un satisfecit que nous nous décernons, ce n'est pas de l'autosuggestion. Nous restons lucides. Mais un palier est passé. Ceux qui parlent des Identitaires comme un groupe de jeunes, certes sympathiques, mais forcément sans avenir puisque jeunes... n’ont pas pris la mesure de ce qui se passe depuis plusieurs mois. Des créations de sections, réelles, avec des cadres, l’ouverture d’un grand domaine de 10 hectares en Bretagne qui est notre première maison rurale de l’identité, la sortie du premier vrai numéro du journal du mouvement Identitaire qu’on vous a remis à l’entrée. Mais aussi une structuration nationale réelle, avec la constitution d’un bureau exécutif de 12 personnes d'une moyenne d'âge de 43 ans.
Certains diront que ces Identitaires sont un peu fantasques... Alors qu’ils ne présentent aucune liste aux élections européennes, ont même gentiment refusé de figurer sur certaines et n’en soutiendront pas pour autant d’autres, les voici qui partent en campagne ! Depuis des années les Identitaires expliquent qu’il y a une vie politique avant, pendant et après les élections. Vous allez maintenant découvrir qu’il y a une vie politique pendant les élections, même sans se porter candidats à celles-ci !

Si nous avons voulu cette tournée de réunions publiques, si nous avons pensé important de venir à votre rencontre aux quatre coins du pays, c'est parce que, pour nous, l'Europe est une dimension de notre identité. Nous le disons souvent : il y a la commune, la province, la nation et puis, enfin, il y a l'Europe.
L'Europe, notre continent, l'Europe, notre civilisation, l'Europe, nous le savons, notre avenir. Car, pour nous, il n'y a pas d'avenir pour la France, sans l'Europe. Et encore moins contre l'Europe ! Nous n'opposons pas la France à l'Europe. Nous ne la subordonnons pas non plus.
Il nous semblait donc impossible de rester en dehors de cette campagne. Si nous n'y sommes pas présents électoralement, c'est pour une seule raison : l'argent. Il faut pour être présents dans une seule région mettre sur la table un minimum de 150 000 euros. Or, nous n’avons pas une telle somme. C’est notre pauvreté qui est notre seule excuse pour expliquer notre absence.

En revanche, si nous n’avons pas des millions à dépenser, nous avons des bien choses à dire, des choses qu'à notre connaissance, nous sommes les seuls à exprimer en France. Certes, sur tel point, on pourra nous comparer à tel mouvement et sur tel autre à tel autre mouvement. Mais, sur l'ensemble de notre conception de l'Europe, nous sommes seuls, ce qui ne veut pas dire isolés, car nous avons la conviction qu’une part considérable de notre peuple pense comme nous, sans en tirer, pour l’instant, des conclusions politiques.

Durant cette tournée, nous avons décidé d'aborder un thème par réunion. Il nous a semblé naturel, avec l'accord de nos amis d'Alsace d'Abord, de parler à Strasbourg des problèmes de défense en Europe. Mais, au-delà de la particularité de chaque thématique, c’est toujours à la même conception de l’Europe que nous nous rattacherons. Une conception qui ne doit rien à l’utopie, à l’irréel, à l’impossible, mais qui recourt à toutes les dimensions historiques, spirituelles et politiques de notre héritage commun.

Même si je suis fils d'un officier de l'armée de l'air, je ne suis en rien spécialiste du monde de la Défense. Une petite réflexion au passage : on parle aujourd’hui de Défense, de Ministère de la Défense, alors que, naguère, on parlait de guerre, de ministère de la guerre. La novlangue est passée par là.
Mais, au-delà des mots, je crois que la question : quelle défense pour l’Europe n’est « technique » que d’apparence. Cette interrogation pose, en fait, des questions essentielles en terme politiques et géopolitiques.
Il s’agit moins de se dire : se défendre comment ? En comptabilisant les 'avions, les chars, ou en ergotant sur le nombre de porte avions nucléaires qu'il faudrait pour concurrencer les Russes ou les Américains...
Il s’agit plutôt de se demander : quelle défense pour l’Europe mais pour quelle Europe ? Bref, se défendre pour quoi ?
Parce que s'il s'agit de défendre l'Europe que l'on nous fait depuis 30 ans, cette Europe de l'impuissance, de la soumission aux oligarchies mondialistes, de la vassalisation par l'oncle Sam, alors, disons le tout net : nous n'avons pas besoin de défense ! Les E.-U. sont là ! Pourquoi se « défendre » puisque nous sommes déjà envahis ? Pourquoi avoir un porte-avion nucléaire en France puisque nous menons les guerres qui ne sont pas françaises en Afghanistan ?

Alors, pourquoi se défendre ? Mais aussi…
Se défendre mais contre qui ? Ca aussi, c'est une question essentielle. Car dans le monde d'Hollywood qui a remplacé médiatiquement les enjeux politiques et géopolitiques, nous n'avons pas d'ennemis. Personne n'a d'ennemi. Il y a juste des terroristes et des dictateurs. A part cela, tout irait bien ! On ne parle pas d'accès aux matières premières, au contrôle des océans, au contrôle informatique des moyens de communication. On ne parle pas de démographie ou de géographie. On ne parle plus d’histoire.
A contrario, nous Identitaires, nous voulons poser les bonnes questions et les bonnes questions ne peuvent être que politiques, au plein sens du terme. Et les réponses que nous trouvons nous renvoient à des faits, à des enjeux, tous aussi politiques.

1 - Se défendre pourquoi ? Car L’Europe est une communauté de destin.

Nous posons, en préalable, un axiome absolu. Il ne peut pas, il ne doit plus y avoir de guerres entre Européens. Les guerres de Yougoslavie sont des conséquences du XIXème siècle, de l’expansion ottomane, de la politique austro-hongroise, mais aussi, une conséquence du Traité de Versailles, le tout orchestré à partir de 1990 par les Etats-Unis.
Nous ne voulons plus de guerre civile. Elles nous ont conduits devant l'abime où nous risquons de plonger. L’Europe est donc notre communauté de destin. Elle l’est de par le passé. Elle l’est de par l’avenir.
Une précision : pour nous, le passé n’est pas une chose morte et l’avenir une page blanche. Le temps ne se découpe pas qu’en secondes, minutes ou heures. Ca, c’est le temps de l’individu, c’est l’horloge de l’organisme qui respire puis qui meurt. A côté de cela, il y a les deux dimensions du temps, passé et futur : le passé qui inspire le présent, le présent qui détermine l’avenir. Tout n’est pas possible mais rien n’est impossible. Celui qui comprend cela fait, non seulement provision d’espoir, mais encore, se projette dans le monde pour agir et non subir.

C’est ce que nous dit Heidegger quand il écrit : « Un peuple ne peut triompher de l’obscurcissement du monde et de la décadence qu’à condition de vouloir en permanence un destin. Le commencement est là. Il n’est pas derrière nous comme ce qui a été il y a longtemps, mais il se tient devant nous. Le commencement a fait irruption dans notre avenir. Il chasse au loin sa grandeur qu’il nous faut rejoindre ». (in Introduction à la métaphysique 1967).
L’Europe n’est pas une « idée » mais une réalité charnelle qui renvoie à une histoire, à des peuples, à un héritage culturel et religieux mais aussi à des traditions populaires spécifiques.

Les Européens ont donc un passé commun. Et quel passé ! Mieux qu’un passé, ils ont aussi une origine. C’est ce que nous a montré, par exemple, Dominique Venner, dans son magistral ouvrage « Histoire des Européens : 30 000 ans d'identité ». Nos racines plongent dans le même héritage indo-européen et, que nous soyons celtes, germains, slaves, latins, ibères, ou un peu de tout cela, nous savons que notre civilisation s'est accomplie à Athènes et à Rome.
Nous avons une manière identique d'être, de concevoir la vie. Il suffit de vivre en Afrique, en Asie, pour, aussitôt, saisir instinctivement, que nous sommes des Européens. L’identité européenne, c’est donc bien aussi une certaine façon de fêter la vie, d’honorer les morts, de regarder le monde et aussi de le conter, ce qui suppose une mémoire commune.
Nous avons le même passé, nous appartenons aussi à la communauté ethnique des peuples européens, communauté dont l'espace historique est clairement défini par la géographie. L'histoire fait la géographie et la géographie fait l'histoire. L'Europe est au nord de la méditerranée, à l'est de l'atlantique, au sud, des mers polaires. Elle est donc clairement délimitée, sauf à l'Est où s’ouvrent les immensités de l’espace ouralien.
Unis par la même histoire, par la même origine, par la même civilisation, les Européens vivent le même présent, avec les mêmes dangers : submersion migratoire, trahison des élites politiques, dominance d’une pensée unique synonyme de totalitarisme mou. On pourrait faire durant des heures faire la chronique de plusieurs décennies de renoncement, d’abaissement, d’abêtissement.

Mais la crise n'est pas seulement politique. Il ne s'agit pas remplacer de mauvais gouvernants par de bons. La crise va plus loin qu’une question d’épargne privée ou de déficit public, et ne pas le dire, c'est ne rien expliquer du siècle qui commence. Notre crise est profonde. Elle est civilisationelle, elle est spirituelle. Il ne s'agit pas simplement de changer un système politique structurellement obsolète, mais de rendre du sens à la vie. Contrairement aux totalitarismes du XXème siècle, nous ne voulons pas faire un homme nouveau. Nous voulons, nous, refaire des hommes, Face au chaos de l'atomisation, du narcissisme, de l'hédonisme, de la dévirilisation, devant l'effacement de tous les repères identitaires qui font un peuple composé de citoyens, nous voulons remettre de l’humanité dans les sociétés et de l’identité dans l’humanité.
Notre discours, notre projet, sont donc d’une autre dimension que le parler bling bling, people ou gnan-gnan des Sarkozy ou des Ségolène. Cet immense défi se pose à tous les peuples d'Europe. Nous nous sauverons ensemble ou nous disparaitrons séparément.

2 Quelle forme politique pour notre Europe ?

Se pose alors la question, logique, attendue, mais pas forcément essentielle : quelle forme politique pour notre Europe ?
Nous ne sommes pas des théoriciens. A la beauté des formes enfermées dans un livre, nous préférons l'élan de l'action, la création dans le réel. Aussi, en fonction des enjeux définis, nous préfèrerons toujours la structure la plus souple afin d’être le plus efficace. Car il ne faut pas perdre de vue que le plus important est moins la structure organisationnelle que les hommes qui la font vivre. A la limite, et malgré ses nombreuses tares, on pourrait dire que l’Europe actuelle pourrait être encore bonne si les hommes qui composent la commission ou qui siègent au parlement n’étaient pas des valets du mondialisme mais des Européens authentiques soucieux de défendre leurs peuples et leur civilisation.
Notre vision théorique de la politique, qui serait naturellement amené à évoluer si nous étions au pouvoir pour être efficace, est celle de la subsidiarité. Nous ne demandons pas à l’Europe de pondre une directive pour dire la taille des cages à poules. Ca, c’est fait pour servir l’agro-alimentaire, pour tuer les fermes traditionnelles.
Nous demandons à l’Europe de réaliser son potentiel de puissance afin de nous protéger.
Nous protéger économiquement grâce ce formidable marché qu’est l’Europe des zones où le coût du travail est moins élevé parce que les hommes y sont exploités, parce que la nature y est martyrisée.
Nous protéger militairement. Mais pas de tribus au fin fond du Caucase. Nous protéger sur notre sol.

Tout cela, et au-delà, l’Europe le pourrait car :
L’Europe – hors Russie – c’est le 1er PIB de la planète. Devant les USA.
L’Europe, c’est plus d’hommes que les USA. Que la Russie.
L’Europe, c’est une puissance technologique, industrielle, financière, humaine hors des normes.
L’Europe unie, c’est un géant. C'est la 1ère puissance au monde.
Mais l’Europe n’est pas unie, elle est vassale. Elle paye le prix de deux guerres civiles, du conflit USA/URSS. Elle paye surtout le fait de ne pas avoir de direction politique. Comme les cités grecques de la décadence, elles ne sont pas unies face à Rome, face à Washington.

3 – Se défendre, mais contre qui ?

Depuis soixante ans, l’Europe vit en vassale des Etats-Unis d’Amérique. De 1945 à 1989, l’alibi de cette vassalisation était que les chars communistes n’étaient qu’à quelques heures de Bonn ou de Strasbourg.
Or, si le mur de Berlin est tombé, libérant l’Est du communisme, la vassalisation est toujours là. Elle s’est même renforcée puisque les ex pays de l’Est se sont ralliés aux USA et que la France vient de rentrer dans l’OTAN.
Nous subissons donc les vues géopolitiques des USA. Or, les USA ne sont pas un pays impérialiste, ou pas seulement, mais aussi, et surtout, le bras armé de l’oligarchie mondialiste. On ne fera pas l’Europe tant qu’on ne brisera pas ce lien de vassalité.

Face aux intérêts mondialistes, il faut imposer les impératifs des peuples d’Europe.
Axiome n°1 : l’Europe ne croit pas en l’angélisme. On ne choisit pas ses ennemis. Ils vous choisissent.
Axiome n°2 : La Russie est la porte vers la Grande Asie, elle est sur la ligne de front des enjeux du XXIème siècle. La Russie, comme Janus, regarde à la fois vers l’Ouest et vers l’Est. Elle est européenne et elle n’est pas que cela. Mais alliée ou partie intégrante de l’Europe, la Russie est indispensable à la puissance du continent.
Axiome n°3 : le monde musulman est partagé entre des chefs d’Etat corrompus et vassaux des intérêts mondialistes et agité par des forces musulmans puissantes. Dans ces zones là, l’islam est le ferment identitaire et a remplacé le nationalisme pan-arabe qui n’était qu’une parenthèse occidentalisée.
Ce monde peut être, au gré des évènements, un ennemi, un allié objectif, un vassal, un maître. Il n’y a pas de démonisation de notre part du monde musulman.
Axiome n°4 : les USA ne sont pas nos amis. Ni nos ennemis. Ils sont une puissance thalassocratique qui s’est enrichi des guerres civiles européennes. Nous ne confondons pas les USA, bras armé du mondialisme, avec le peuple américain, qu’elle que soit sa couleur. Nous n’oublions pas non plus que les USA se sont construits au XVIIème et par la suite mentalement contre l’Europe et ses valeurs.

Nous devons retrouver notre indépendance vis-à-vis des USA.

Axiome final : peu importe les autres, leur puissance ou leur déclin. La clé de notre avenir est en nous-mêmes. L’Europe peut tout, si elle se réveille. Elle ne peut le faire qu’en retrouvant une volonté et des forces. Cette volonté et cette force, seul le mouvement identitaire peut l’insuffler car il est le seul à porter en lui l'indispensable dimension spirituelle capable de s'opposer victorieusement au matérialisme mondialiste.

L'Europe que nous voulons est donc celle de la puissance. La puissance n'est pas la force, ou, plutôt n'est pas seulement la force, et encore moins la force brutale. La puissance, ce n'est pas l'armée. La puissance, c'est la conscience de ce que l'on est, de ce que l'on peut, puis, de ce que l'on veut. La puissance, c'est donc la volonté au service d'un destin. Il ne s'agit nullement d'une vision agressive du monde, mais, au contraire, la conception la plus saine qui soit : réaliser son potentiel.
L'Europe est depuis des décennies dans la position d'un champion de décathlon qui pourrait tout, mais qui est immobilisé faute de direction politique. Sans direction politique, le champion n'est qu'un tétraplégique.
On l'a compris, notre Europe de la puissance, mais aussi notre Europe sociale, notre Europe de la solidarité, n'a rien en commun avec toutes ces Europe dont nous parlent les partis politiques du Système. Qu'ils défendent l'Europe de Bruxelles ou qu'ils la critiquent, tous s'inscrivent dans des projets politiciens à courte vue, aux combinaisons électoralistes médiocres. L'Europe n'est qu'un prétexte comme la France n'est qu'un alibi. Ils veulent être élus. C'est tout. Ils sont engoncés dans le système jusqu’au cou. Ils ne commandent pas aux évènements. Ils les subissent. La crise, ils ne l'ont pas vu venir. Devant la submersion migratoire, ils mettent la tête dans le sable. La tiers-mondialisation économique qui vient, ils n'y songent même pas. Les politiciens d'aujourd'hui sont les hommes de l'instant. Ils n’ont pas une conception historique de la vie et du monde. Ce sont des gadgets que le Système fabrique de plus en plus vite pour continuer à retenir l'attention des gens. Ils sont les hommes de la jouissance et du renoncement comme nous sommes ceux de la lucidité et de la lutte.

Notre conception de l’Europe s’articule donc autour de 3 axes :
> L’IDENTITÉ, car notre Europe ne repose ni sur un « contrat social », ni sur un « marché commun », ni sur un « ensemble de valeurs » floues mais bien sur une identité qui remonte à 30 000 ans. Pour que l’Europe devienne une véritable force politique, pour que l’Europe soit réellement unie son identité doit être clairement énoncée. C’est pourquoi nous réclamons l’inscription des racines  helléno-chrétiennes  de l’Europe dans les traités et une stricte définition de ses frontières. Ce qui signifie très clairement le refus absolu de l’adhésion de pays extra-européens à l’Union – qu’il s’agisse de la Turquie, du Maroc ou d’Israël !

> La SOLIDARITÉ, entre nos peuples et nos nations car un même passé et un même destin nous unissent à travers une véritable union politique fondée sur le principe de subsidiarité. Mais aussi une solidarité sociale faisant de l’Europe, à travers un protectionnisme assumé, le véritable espace de la défense de nos emplois et de nos entreprises face à un capitalisme mondialisé dont la folie éclate désormais au grand jour.

> La PUISSANCE, car l’Europe est la première puissance mondiale et doit s’affirmer comme telle ! Non pas pour dominer, mais tout au contraire car sa force sera un facteur de stabilité et de paix à l’échelle mondiale en créant un véritable monde multipolaire, notamment à travers un partenariat renforcé avec nos frères russes. L’affirmation de cette Europe de la puissance passe en tout premier lieu par une sortie de tous les pays européens de l’OTAN et la création d’un outil de défense européen.

Aujourd’hui, tous les peuples opèrent un retour à leur identité. Mais en Europe, cette démarche est souvent criminalisée. Nous réclamons le droit de défendre notre identité, nous réclamons le droit d’affirmer notre fierté d’être Européen, nous réclamons le droit de vouloir rester maître chez nous. Ce droit nous le prendrons de gré ou de force avec nos partenaires identitaires européens pour que demain encore nous puissions nous épanouir dans une Europe européenne.
 

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